Violences sexuelles : la parole se libère à Sciences Po, son directeur démissionne

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Durée de la vidéo : 3 min.
Violences sexuelles : la parole se libère à Sciences Po, son directeur démissionne
France 3
Article rédigé par
G.Daret, L. Nahon, C. Gillard, K. Adda-Rezig, S. Guillemot, P. Lagaune, E. Noël - France 3
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Alors que le directeur de Sciences Po, Frédéric Mion, a annoncé mardi 9 février sa démission en lien avec l’affaire Olivier Duhamel, la parole sur les violences sexuelles au sein des différents instituts d’études politiques se libère sur les réseaux sociaux. 

Le directeur de Sciences Po, Frédéric Mion, a démissionné, mardi 9 février, suite à l’affaire Olivier Duhamel, accusé d’inceste. "Depuis plusieurs semaines, les appels à sa démission s’étaient multipliés, puisqu’après avoir fait part de sa stupeur, Frédéric Mion avait confirmé avoir bien été prévenu dès 2018 par Aurélie Filippetti, alors ministre de la Culture, des accusations d’inceste visant Olivier Duhamel, qui présidait la Fondation nationale des sciences politiques, qui chapote Sciences Po", raconte le journaliste Guillaume Daret, en duplex depuis Sciences Po Paris, mercredi 10 février. 

Les victimes dénoncent des viols avec le hashtag #Sciencesporcs

Parallèlement, les témoignages de viols et d’agressions sexuelles qui seraient survenus au sein des différents campus des instituts d’études politiques se multiplient sur les réseaux sociaux, sous le hashtag #Sciencesporcs. "Ce qui est assez glaçant, c'est qu'il y en avait des dizaines par IEP", explique Anna Toumazoff, militante féministe qui a reçu des centaines de témoignages. Elle pointe également du doigt "l'impunité pour les violeurs qui ne sont jamais sanctionnés".

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