Accusé d'agressions sexuelles, le chanteur R. Kelly est lâché par Sony

Le contrat qui liait la maison de disques à l'artiste est terminé, annoncent les médias spécialisés, vendredi soir. 

Le chanteur R. Kelly à Port-d\'Espagne (Trinidad-et-Tobago), le 2 novembre 2013.
Le chanteur R. Kelly à Port-d'Espagne (Trinidad-et-Tobago), le 2 novembre 2013. (ANDREA DE SILVA / REUTERS)

Entre le chanteur R. Kelly et Sony Music, c'est fini. Le contrat qui liait la maison de disques RCA (filiale de Sony) au chanteur est terminé, après la diffusion d'un documentaire l'accusant de multiples agressions sexuelles. "R. Kelly et Sony ont décidé de se séparer", a rapporté le site spécialisé Billboard (lien en anglais), vendredi 18 janvier, en citant des sources anonymes. Contacté par l'AFP, Sony Music n'a pas immédiatement confirmé l'information. Le chanteur de Chicago, Robert Sylvester Kelly de son vrai nom, n'a pas non plus fait de commentaire.

Mais l'auteur du hit I Believe I Can Fly, qui avait annoncé récemment préparer un nouvel album, était en position de plus en plus difficile ces derniers mois, même s'il a toujours démenti ces accusations. 

Spotify retire le chanteur de ses playlists

Les appels au boycott s'étaient multipliés sous l'impulsion des mouvements #MeToo et Time's Up, via le mot d'ordre #MuteRKelly (#Faites taire R. Kelly) sur Twitter. La plateforme suédoise de musique en ligne Spotify avait annoncé en mai retirer le chanteur de ses playlists.

Le coup de grâce semble être venu de la diffusion, début janvier, d'un documentaire intitulé Surviving R. Kelly sur une chaîne câblée. Plusieurs femmes accusaient le chanteur et producteur de 52 ans d'avoir eu des relations sexuelles avec des filles de moins de 16 ans, et de s'être entouré de femmes dont il a fait ses esclaves sexuelles. La procureure Kim Foxx avait lancé le 8 janvier un appel à témoins pour enquêter sur ces accusations. Le procureur d'Atlanta, où le chanteur a aussi une propriété, enquête également sur lui, selon plusieurs médias locaux.