Guyane : les Hmong, réfugiés du Laos, devenus les premiers agriculteurs du territoire

En Guyane, depuis 1977, ils sont cités en exemple pour leur intégration réussie. Mais certains d'entre eux n'ont toujours pas la nationalité française.

FRANCE 3

Ce sont des réfugiés venus en 1977 du Laos vers la commune de Cacao, en Guyane, afin de fuir le régime communiste. Depuis, ils sont parfaitement intégrés et constituent même une force économique en étant les premiers producteurs de légumes du département. Pourtant, les Hmong ne sont pour certains toujours pas naturalisés français, alors même que la France les avait envoyés dans la jungle pour développer la riziculture à leur arrivée.

"Avant de quitter ce monde, on aimerait bien être des citoyens "

De nos jours, la communauté Hmong représente 2% de la population guyanaise et leur intégration est citée en exemple. C'est pour cela que la non-naturalisation d'une vingtaine d'entre eux fait scandale. Pour certains, leur dossier a été refusé quatre fois, pour le motif qu'il ne parlent pas bien français. "Tous nos enfants sont français, on a fait notre vie en Guyane", explique Ndoua Sigong. "Avant de quitter ce monde, on aimerait bien être des citoyens français", confie-t-il.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une commerçante Hmong, sur un marché en Guyane. 
Une commerçante Hmong, sur un marché en Guyane.  (FRANCE 3)