VIDEO. Centenaire du 11-Novembre : les milles et unes vies de Georges Clemenceau

Georges Clemenceau a conduit les troupes à la victoire lors de la Première Guerre mondiale. Celui qu'on surnomme "le Tigre" est érigé en exemple par beaucoup d'hommes politiques.

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France 3

Il est celui qui a fait plier les Allemands et arraché l'armistice de 1918. Cent ans plus tard, que reste-t-il de Georges Clemenceau ?

Avant d'être un héros national, celui qu'on surnommait "le Tigre" a vécu plusieurs vies. Tour à tour médecin des pauvres, député radical, mais aussi journaliste engagé. L'homme avait une plume redoutable qui lui a valu un surnom sans équivoque : "le tombeur de ministères". Selon l'historien Philippe Oriol, "il sait porter le coup juste" et "terrorise tout le monde" dans les hautes sphères de l'État.

Un discours historique à l'Assemblée nationale

En 1897, il prend la défense du capitaine Alfred Dreyfus. C'est lui qui fera publier le "J'accuse" d'Émile Zola dans L'Aurore. "Zola l'a écrit mais Clemenceau l'a publié et a trouvé son titre", rappelle Philippe Oriol. 

Après l'affaire, Georges Clemenceau se consacre à la politique jusqu'à devenir le seul recours pendant la Grande Guerre. En novembre 1917, il est nommé président du Conseil et relance l'offensive militaire. Le 11 novembre 1918, après la signature de l'armistice, le Tigre prononce le discours de sa vie au Palais Bourdon à Paris. "La France, hier soldat de dieu, aujourd'hui soldat de l'humanité, sera toujours le soldat de l'idéal", une phrase applaudie sur tous les bancs de l'Assemblée nationale.

Après être rentré dans l'histoire, le Tigre au fort caractère prend sa retraite en Vendée dès 1920. Il s'occupe des jardins de sa maison à Saint-Vincent-sur-Jard. "C'est son dernier défi et sa vraie création. Il s'y est acharné", estime Marie Vermillet, jardinière qui s'occupe désormais du domaine. L'homme politique s'éteint en 1929.

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Les Premiers ministres britanniques et italiens David Lloyd George et Vittorio Emanuele Orlando, le président du Conseil Georges Clemenceau et le président américain Woodrow Wilson, photographiés en 1919. Alors que les Alliés ratifient le traité de Versailles le 19 mars 1920, le même jour, les États-Unis refusent de le signer.
Les Premiers ministres britanniques et italiens David Lloyd George et Vittorio Emanuele Orlando, le président du Conseil Georges Clemenceau et le président américain Woodrow Wilson, photographiés en 1919. Alors que les Alliés ratifient le traité de Versailles le 19 mars 1920, le même jour, les États-Unis refusent de le signer. (DPA / AFP)