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François Fillon inaugure une mosquée et vante l'Islam "du juste milieu"

François Fillon est allé inaugurer une mosquée à Argenteuil en banlieue parisienne aujourd'hui. Un geste fort pour le Premier ministre, une semaine avant le début de l'examen du projet de loi sur l'interdiction du voile intégral. Il a appelé les musulmans de France à prendre leurs distances avec l'extrémisme.
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Radio France
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Un Premier ministre qui inaugure une mosquée, une première sous la cinquième république. Une première qui a suscité un début de polémique. Le parti socialiste estimant que c'était une manière de réparer "la faute" du débat sur l'identité nationale. "Une opération démagogique de communication" selon Faouzi Lamdaoui, ancien secrétaire du Parti socialiste à l'égalité.

Un moyen pour François Fillon de dialoguer avec les Musulmans à une semaine du début du débat parlementaire sur l'interdiction du voile intégral. Le Premier ministre a fait un éloge de l'islam de France, culte " de paix et dialogue ". Il a assuré que "la réalité de l'islam de France aujourd'hui" était une religion du "juste milieu" où l'on vit sa foi dans le respect "des principes de la République".

Pas question, toutefois, de renoncer à l'interdiction de la burqa. "En renvoyant une image sombre et sectaire, les personnes qui dissimulent
leur visage au prétexte de leur foi sont, consciemment ou non, les opposantes à l'Islam de France que vous avez contribué à construire".

La France compte entre cinq et six millions de musulmans. 33% se déclarent croyants et pratiquants. François Fillon s'est dit conscient des discriminations dont ils sont victimes. L'an dernier, "30% des faits de violences racistes, des menaces dans la très grande majorité des cas, ont visé des personnes de confession musulmane".

Une inauguration qui s'est faite sans Brice Hortefeux. Le ministre de l'Intérieur et ministre des Cultes était attendu. Il n'est pas venu. Rien à voir avec sa condamnation pour "injure raciale". Selon François Fillon, il devait préparer le texte sur les collectivités territoriales discuté en fin de journée au Sénat.

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