Violences conjugales : un gendarme pris en défaut

Emmanuel Macron a voulu entendre ce que les victimes de violences conjugales disent lorsqu'elles appellent le numéro d'écoute 39 19. Il a écouté un coup de fil d'un gendarme qui refusait d'accompagner une femme victime de violences chez elle pour récupérer des affaires. 

Emmanuel Macron visitait une association qui gère une plateforme d'écoute des femmes victimes de violences conjugales. Il voulait aller au plus près de la lutte contre les violences conjugales. Il a assisté en direct aux failles du système. Une femme frappée par son mari appelle, après avoir porté plainte. Elle est à la gendarmerie, a peur de rentrer chez elle, mais veut récupérer quelques affaires. Les militaires refusent de l'escorter.

Le gendarme refuse de raccompagner la victime chez elle

L'association tente alors de convaincre un gendarme au téléphone. Mais le gendarme ne veut pas raccompagner la dame chez elle. Il indique qu'il faudrait un acte d'huissier. Un dialogue de sourds devant Emmanuel Macron, qui ne dit pas un mot mais s'exaspère. Le code de procédure pénale ne dit pas noir sur blanc qu'il faut accompagner une victime à son domicile, mais les forces de l'ordre ont l'obligation de porter assistance à une personne en danger.

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Il s'agirait alors du 100ème féminicide depuis le début de l'année 2019, selon le décompte du collectif Féminicides par compagnons ou ex. (VALERY HACHE / AFP)