Alpes-Maritimes : ce que l'on sait de la traque d'un homme armé suspecté d'avoir tué une femme dans le Var

Le corps d'une femme âgée de 32 ans, avec un impact de balle dans le crâne, a été retrouvé dimanche au Plan-de-la-Tour (Var). Le suspect, un homme de 33 ans, est en fuite.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Des gendarmes cherchent un suspect à Gréolières (Alpes-Maritimes), le 19 juillet, après que le corps d'une femme a été retrouvé dans le Var. (MAXPPP)

Il est présenté comme "dangereux" par les forces de l'ordre. Un homme armé, soupçonné d'avoir tué une femme de 32 ans près de Saint-Tropez (Var), est activement recherché par des gendarmes et les forces d'élite à Gréolières (Alpes-Maritimes). Un appel à témoin a été lancé lundi 19 juillet pour tenter de retrouver le suspect. On vous résume ce que l'on sait de cette traque.  

Le corps d'une femme sans vie retrouvé ce week-end à Plan-de-la-Tour

Une femme de 32 ans a été découverte morte, dimanche vers 5h30 du matin, dans une résidence de la commune du Plan-de-la-Tour, près de Sainte-Maxime (Var). Son corps avait été aperçu par un livreur de journaux. 

"A proximité immédiate de la victime, une douille de calibre 9 millimètres a été retrouvée, alors qu'un impact de balle était constaté sur le crâne de cette personne", a expliqué le parquet cité par France 3 Provence Alpes-Côte d'Azur

Un homme "dangereux" recherché par la police

Depuis dimanche, près de 200 gendarmes et membres du GIGN d'Orange sont mobilisés, dans le secteur de Gréolières (Alpes-Maritimes), pour tenter de retrouver "un homme armé", a expliqué le procureur adjoint de la République de Draguignan, Guy Bouchet, lors d'une conférence de presse, lundi. 

L'homme est "activement recherché", ont précisé les forces de l'ordre dans un appel à témoins diffusé lundi. Marc Floris, âgé de 33 ans, est décrit comme étant un "individu dangereux", de "type caucasien" et "longiligne". Il mesure 1,75 m et possède les cheveux bruns.

Toute personne l'apercevant est appelée à contacter les enquêteurs. Dimanche soir, Marc Floris a tiré sur un gendarme venu pour l'interroger, mais sans le blesser, a affirmé le procureur adjoint cité par l'AFP. Le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez a appelé lundi soir le suspect à "déposer les armes" et à "se livrer".

Une vaste zone de recherches

Les quelque 600 habitants de l'arrière-pays niçois ont reçu l'ordre, lundi matin, "de ne pas sortir" de leur domicile car l'homme pourrait être soit toujours retranché dans la maison familiale, soit s'être enfui dans la zone escarpée qui entoure sa maison, a précisé Marc Malfatto, maire de Gréolières, commune où a grandi le suspect. 

"Le périmètre de recherche", qui s'étend sur sept kilomètres, "est délimité et bien contrôlé par les gendarmes", précise le procureur adjoint. La situation est "normale" dans le reste du Gréolières, a expliqué le maire. "Nous pouvons circuler. On ne peut pas utiliser le terrain d'atterrissage pour les parapentes car il y a un hélicoptère de la gendarmerie, deux hélicoptères militaires et des camions de gendarmes", a simplement précisé un employé de l'école de parapente locale contacté par l'AFP.

Le suspect a entretenu une relation avec la victime

Selon le procureur adjoint de Draguignan, Guy Bouchet, l'homme "entretenait ou avait entretenu sur une courte période de temps une relation" avec la jeune femme retrouvée morte dimanche. C'est l'exploitation des enregistrements du système de vidéosurveillance de la résidence et l'analyse de la téléphonie mobile de la victime qui ont permis d'identifier le suspect, a-t-il précisé, ajoutant que celui-ci n'était pas connu de la justice.

"C'est un enfant du village, issu d'une bonne famille", décrit le maire de Gréolières,  interrogé sur France Bleu Azur. "Il a grandi sur la commune et travaille dans une société de travaux publics sur la Côte d'Azur où il était très apprécié. Tout le monde le connaît ici." 

Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte par le parquet de Draguignan et confiée aux services de la section de recherches de la gendarmerie nationale à Marseille, appuyés par la brigade de recherches de Gassin-Saint Tropez. 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Féminicides

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.