VIDEO. Femen relaxées : "On ne pensait pas que cela allait choquer à ce point-là"

La cour d'appel de Paris a relaxé huit militantes du mouvement féministe qui avaient manifesté, seins nus, dans la cathédrale Notre-Dame, en février 2013.

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Huit militantes des Femen ont été relaxées, jeudi 29 octobre, par la cour d'appel de Paris, pour leur action à menée en février 2013 à Notre-Dame de Paris. Elles avaient pénétré dans la cathédrale avant de se déshabiller. Deux surveillants qui les avaient chassées de l'édifice ont quant à eux été condamnés à des amendes avec sursis pour des violences sur les jeunes femmes, un troisième a été relaxé.

"Notre-Dame est plus devenu un musée qu'un lieu de culte"

"On a été évidemment beaucoup surprise parce qu'on est dans un pays laïc et qu'on ne pensait pas que l'Eglise avait à ce point-là un impact, et que ça allait à ce point-là choquer des gens", a réagi Elvire Duvelle-Charles, l'une des militantes relaxées à la sortie de la salle d'audience. Elle indique qu'elle est étonnée car elle estime que "Notre-Dame est plus devenu un musée qu'un lieu de culte".

Quant à l'action menée le 12 février 2013, la militante féministe précise : "Nous n'avons eu en aucun cas l'intention de dégrader ces cloches. Et je pense que l'obstination de l'Eglise à se mettre en opposition à la liberté d'expression est quelque chose qu'il faut vraiment questionner aujourd'hui dans notre société."

Elvire Duvelle-Charles (troisième en partant de la gauche) et d\'autres membres des Femen, au palais de justice de Paris, le 29 octobre 2015.
Elvire Duvelle-Charles (troisième en partant de la gauche) et d'autres membres des Femen, au palais de justice de Paris, le 29 octobre 2015. (DOMINIQUE FAGET / AFP)