Une militante Femen condamnée en appel à 600 euros d'amende pour avoir dégradé une statue de cire de Poutine

Iana Zhdanova avait été condamnée en première instance pour exhibition sexuelle et dégradations, mais la condamnation pour exhibition a été annulée.

Iana Zhdanova, militante Femen, attaque la statue de cire de Vladimir Poutine, au musée Grévin, à Paris, le 5 juin 2014.
Iana Zhdanova, militante Femen, attaque la statue de cire de Vladimir Poutine, au musée Grévin, à Paris, le 5 juin 2014. (ERIC FEFERBERG / AFP)

La première militante des Femen à avoir été condamnée en France pour exhibition sexuelle a été relaxée en appel, jeudi 12 janvier. Mais elle a en revanche été condamnée à 600 euros d'amende pour avoir dégradé une statue de cire du président russe Vladimir Poutine. La cour d'appel a en outre confirmé la condamnation de Iana Zhdanova à verser au musée Grévin 3 004 euros de dommages et intérêts pour le préjudice matériel et 1 000 euros pour le préjudice moral.

"Une victoire pour les femmes"

"Surprise, mais dans le bon sens", l'Ukrainienne de 28 ans, réfugiée politique, a salué une "victoire pour toutes les femmes". "La jurisprudence se construit", s'est félicité son avocate, Marie Dosé. A travers cette décision, la justice "autorise" les femmes à "utiliser leur corps comme une arme politique", estime-t-elle. L'avocate envisage toutefois un pourvoi en cassation contre la condamnation pour dégradations. 

Iana Zhdanova avait, lors d'une action menée seins nus le 5 juin 2014, attaqué à coups de pieu la statue de cire de Vladimir Poutine, au musée Grévin, à Paris. Elle avait été condamnée le 15 octobre 2014 à 1 500 euros d'amende pour dégradations et exhibition sexuelle, condamnation dont elle avait fait appel. Si trois Femen avaient déjà été relaxées en première instance à Lille du délit d'exhibition sexuelle pour une action lors de l'arrivée de Dominique Strauss-Kahn au procès de l'affaire dite du Carlton, il s'agit de la première décision de relaxe prononcée par une cour d'appel.