Les Femen relaxées à nouveau pour leur action à Notre-Dame de Paris

Huit militantes du groupe féministe étaient jugées pour avoir dégradé une cloche de la cathédrale parisienne.

Des Femen à Notre-Dame de Paris, le 12 février 2013.
Des Femen à Notre-Dame de Paris, le 12 février 2013. (JOEL SAGET / AFP)

Les Femen ne seront pas condamnées pour leur action à Notre-Dame de Paris. La cour d'appel de Paris a confirmé, jeudi 29 octobre, la relaxe de huit militantes du groupe féministe, jugées pour avoir dégradé une cloche dans la cathédrale parisienne. Deux surveillants qui les avaient chassées de l'édifice ont quant à eux été condamnés à des amendes avec sursis pour des violences sur les jeunes femmes, un troisième a été relaxé.

Le 12 février 2013, les Femen avaient célébré à leur manière le renoncement du pape Benoît XVI. Elles étaient entrées incognito, au milieu des touristes, dans la cathédrale avant de tomber le manteau pour se jucher sur le socle de trois cloches exposées provisoirement dans la nef de Notre-Dame.

"Nous croyons en l'homosexualité"

Seins nus, comme à chacune de leurs actions, elles avaient crié "Pope No More" ("Plus de pape"), en faisant tinter les cloches avec des morceaux de bois. En ce jour où allait être adoptée à l'Assemblée nationale la loi sur le mariage homosexuel, les militantes avaient aussi scandé sur le parvis "In Gay We Trust" ("Nous croyons en l'homosexualité", parodie de la devise américaine "In God We Trust") ou encore "Dégage homophobe", après avoir été expulsées de la cathédrale.

Faute d'éléments suffisants pour leur imputer les dégradations sur la dorure d'une cloche, le tribunal correctionnel de Paris les avait relaxées il y a un an. Le parquet avait alors fait appel. Devant la cour, une même peine de 1 000 euros d'amende avait été requise contre chacune des huit jeunes femmes. Pour leur défense, elles ont de nouveau souligné qu'elles avaient pris soin de recouvrir les bâtons avec lesquels elles ont fait sonner les cloches avec de la feutrine.