Des proches de Vincent Lambert appellent à "le laisser partir"

Ses frères et sœurs, ainsi qu'un neveu de l'homme en état pauci-relationnel depuis 2008, demandent que l'arrêt des soins demandé par les médecins puisse enfin être mis en pratique.

Vincent Lambert sur son lit d\'hôpital, en 2013.
Vincent Lambert sur son lit d'hôpital, en 2013. (FRANCE 2 / FRANCEINFO)

Ils demandent que l'arrêt des traitements soit enfin appliqué, pour lui épargner sa "souffrance". Les frères et sœurs, ainsi qu'un neveu de Vincent Lambert, tétraplégique en état pauci-relationnel depuis 2008, s'expriment dans une tribune publiée par Libérationlundi 18 juin. Et ce alors qu'une nouvelle audience sur "les modalités de l'expertise", confiée à plusieurs médecins pour évaluer l'état clinique de Vincent Lambert, doit se tenir mercredi 20 juin.

"Son regard reste vide mais son corps s’exprime douloureusement, et ceux qui continuent à le voir le constatent depuis trop longtemps, écrivent les proches du patient. L’obstination de ceux qui refusent encore de voir sa réalité en face nous semble plus apparentée à une absence de prise en compte rationnelle de la souffrance (...) qu’à une compréhension apaisée de la situation actuelle de Vincent Lambert." Rappelant que "l’état clinique de notre frère et oncle Vincent Lambert n’a pas évolué positivement", ils soutiennent "la clairvoyance de son médecin actuel".

"Appliquer ce qu'il voudrait pour lui-même"

Ses proches rappellent enfin que Vincent Lambert "avait clairement exprimé, par deux fois et à deux personnes de confiance différentes, son refus de ce qui s’apparenterait à une survie uniquement biologique. (...) Faisons en sorte d’appliquer ce qu’il voudrait pour lui-même aujourd’hui." 

La famille de Vincent Lambert se déchire depuis près de neuf ans au sujet de son maintien en vie. Ses parents ainsi que certains membres de sa famille sont convaincus qu'il peut être rééduqué. Une autre partie de la famille, dont sa femme et tutrice légale, Rachel Lambert, demande que l'arrêt des traitements, demandé par les médecins depuis 2013, puisse être mis en pratique.