Affaire Vincent Lambert : les parents mobilisés devant l'hôpital de Reims

Alors que les médecins et la justice se sont prononcés en faveur de l'arrêt des soins de Vincent Lambert à partir du lundi 20 mai, proches et anonymes se sont rassemblés devant l'hôpital de Reims (Marne) pour s'opposer à une décision qu'ils assimilent à une euthanasie.

FRANCE 3

C'est une mère soutenue, mais émoussée physiquement qui s'est présentée dans l'après-midi dimanche 19 mai, devant l'hôpital de Reims (Marne). Viviane Lambert, accompagnée de ses proches, s'insurge contre la décision d'arrêter les soins de son fils Vincent, tétraplégique et en état végétatif depuis 2008 des suites d'un accident de la route. "Ils ne le tueront pas. Ils sont en train de le tuer. C'est de l'euthanasie déguisée. Ils tuent mon fils. On est partis trois jours. On est revenus et il pleurait quand il nous a reconnus. C'est horrible. Vincent vivra, j'en suis sûre. Je suis sa maman et j'ai le droit à le défendre", éclate en sanglots Viviane Lambert.

Appel à l'union

Les parents qui rendent visite quotidiennement à leur fils ont posté des vidéos pour prouver que Vincent Lambert n'est pas en fin de vie. Mais les médecins et la justice ont décidé d'arrêter les soins à partir de lundi 20 mai. Ce que refusent les parents Lambert et les dizaines de personnes qui se sont jointes au rassemblement relayé depuis vendredi 17 mai. "Je suis absolument révoltée que cette décision ait été prise, de mettre fin à son hydratation et à son alimentation", se désole une passante venue soutenir les proches. "On va le priver de nourriture et le laisser crever à petit feu", peste un autre. "J'en appelle à ma famille, à Rachel son épouse, à mes frères et sœurs. Qu'ils ne se rendent pas complices de cette barbarie qui s'annonce", s'exclame son demi-frère David Philippon.

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Les parents de Vincent Lambert près du CHU de Reims où est hospitalisé leur fils, le 19 mai 2019.
Les parents de Vincent Lambert près du CHU de Reims où est hospitalisé leur fils, le 19 mai 2019. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)