Fin de vie : portrait de Christophe Malsot, atteint de la maladie de Charcot

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Fin de vie : l’opinion de Christophe Malsot, atteint de la maladie de Charcot
Article rédigé par
F. Mathieux, F. Blevis, C. De Chassey - France 3
France Télévisions
Une convention citoyenne sur la fin de vie a débuté vendredi 9 décembre. Des milliers de personnes sont admises chaque année en soins palliatifs et gardent l’espoir de voir la loi évoluer. Voici le témoignage de Christophe Malsot, atteint de la maladie de Charcot.

Ses muscles se sont figé un à un. Christophe Malsot a déjà perdu l’usage de ses jambes et de ses bras. Deux de ses doigts fonctionnent encore un peu, et lui permettent de travailler, mais il doit dicter ses mails. Christophe est directeur commercial dans une grande entreprise internationale. À 53 ans, la maladie est entrée dans sa vie, incurable. "Lorsque l’on vous indique que vous êtes impacté par une SLA, ce qu’on appelle la maladie de Charcot en France, on vous dit que vous allez mourir, quoi, malheureusement", témoigne Christophe Malsot.

"Être prisonnier de son corps, c’est affreux"


"Je ne peux pas dire que je souffre physiquement. Psychologiquement, quand vous vous retrouvez tout seul, quand vous ne pouvez rien prendre dans vos mains, vous ne pouvez pas lire un livre, vous ne pouvez pas attraper quoi que ce soit, c’est quand même très compliqué", confie Christophe Malsot. "Si à un moment donné ça doit basculer, mes proches sont déjà informés qu’il faudra passer à autre chose", ajoute-t-il. Il le sait, la maladie va le priver de sa voix, l’empêcher de respirer seul. À ce moment pour lui, la vie n’aura plus de sens. "Être prisonnier de son corps, c’est affreux", déclare Christophe Malsot. Aujourd’hui, il profite encore de chaque instant de vie avec ses enfants et son épouse.

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