Fin de vie : "Nos parlementaires ne doivent plus fermer les yeux", demande le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité

Jonathan Denis demande aux élus sur France Bleu Mayenne de se pencher sur une nouvelle loi pour encadrer la fin de vie. "Nous avons de plus en plus de cris d'alarme", assure-t-il, alors qiu'Emmanuel Macron veut lancer une convention citoyenne sur le sujet. 

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avec France Bleu Mayenne - franceinfo
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Accompagnement d'une personne en fin de vie.  (JULIO PELAEZ / MAXPPP)

"On demande aujourd'hui à nos parlementaires de ne plus fermer les yeux", a déclaré lundi 12 septembre sur France Bleu Mayenne Jonathan Denis, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), alors qu'Emmanuel Macron doit préciser mardi 13 septembre les contours de la convention citoyenne sur le sujet avant une éventuelle loi.

"Nous avons déjà perdu du temps parce que des conventions, il y en a eu beaucoup. Il va falloir vraiment avancer", ajoute-t-il. Le représentant de l'association dénonce notamment "un vrai manque de courage politique" sur ce sujet en France. "Je pense qu'on a un peu trop écouté des représentants religieux. À force de vouloir imposer tout le temps leurs idées aux autres, ces personnes ont créé une société où l'on n'avance absolument plus et où on laisse des personnes sur le bord du chemin", assure le président de l'ADMD

Une réglementation insuffisante aujourd'hui

Jonathan Denis ajoute que "vous avez aujourd'hui en France des personnes qui sont contraintes de s'exiler en Belgique ou alors en Suisse" pour mourir. "Hélas, nous avons de plus en plus de demandes, de plus en plus d'appels, de plus en plus de cris d'alarme", avance-t-il.

"Nous n'ouvrons pas les yeux sur ce qu'il faudrait faire, c'est-à-dire une nouvelle loi."

président de l'ADMD

à France Bleu Mayenne

Aujourd'hui, c'est la loi Claeys-Leonetti qui encadre la fin de vie des malades incurables en France. Adoptée en 2016, après une première version en 2005, elle interdit l'euthanasie et le suicide assisté, mais permet une "sédation profonde et continue jusqu'au décès" pour des malades en phase terminale et en très grande souffrance, dont le pronostic vital est engagé "à court terme". Pendant la campagne présentielle, le chef de l'Etat avait annoncé sa volonté d'instaurer une "convention citoyenne" pour "avancer" sur le sujet "de manière apaisée".

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