Contre l’avis des parents, le conseil d’Etat valide l’arrêt des soins d’une adolescente

Après la décision du conseil d’État d’arrêter les soins d’Ines (14ans), les parents se tournent vers la Cour européenne des droits de l’Homme.

Devant l’hôpital ou sa fille est dans le coma. Djamila Afiri s’exprime pour la première fois. Elle refuse que sa fille Ines soit privée des soins indispensables à sa survie : "C’est scandaleux, inhumain. C’est une atteinte aux droits de l’Homme, une atteinte à la vie".
Cette colère froide fait écho à la décision du conseil d’état d’arrêter les soins. Une décision basée sur une expertise faisant état d’un bilan neurologique catastrophique.

Une obstination déraisonnable

"Au vu de l’état irréversible de perte d’autonomie de la jeune fille constaté médicalement, le conseil d’état juge que la poursuite des traitements est susceptible de caractériser une obstination déraisonnable" a déclaré Xavier Domino, porte-parole du conseil d’état. C’est désormais aux médecins de déterminer l’agenda et la méthode de l’arrêt des soins, tout en recherchant le consensus des parents. Ces derniers en appellent à la Cour européenne des droits de l'Homme pour casser cette décision.

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Le Conseil d\'État à Paris, en 2014. 
Le Conseil d'État à Paris, en 2014.  (THOMAS SAMSON / AFP)