Etienne Pinte : "Il faut des places d'hébergement supplémentaires"

Etienne Pinte, le président du Conseil national de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), était l’invité de France Info. A la veille de l’ouverture du plan hivernal, l’ancien député UMP des Yvelines réclame des places d’hébergement supplémentaires.

Franceinfo
Franceinfo (Franceinfo)
avatar
Ersin LeibowitchRadio France

Mis à jour le
publié le

Alors que sont lancés les plans "grand froid", le président du Conseil national de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale a dressé un état des lieux inquiétant. En 1954, à l’époque de l’appel de l’abbé Pierre, nous avions dit Etienne Pinte, "une pauvreté de masse".

"Elle a diminué à l’époque des Trente Glorieuses(…) Elle a augmenté à nouveauté à partir des années 80-90 (…) Aujourd’hui, la France compte plus de 8,5 millions de nos concitoyens se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté."
 

Selon Etienne Pinte, "la France compte plus de 3,5 millions de Français sont mal logés et plus 150.000 sans domicile fixe" .

 

"il faut augmenter les places d'hébergement" : Etienne Pinte, président du CNLE
--'--
--'--

Eviter une situation dramatique

 "Aujourd’hui, si les pouvoirs publics de façon générale, n’augmentent pas le nombre de places d’hébergement et le nombre de places spécifiques pour les demandeurs d’asile, on va se trouver confrontés cet hiver à une situation dramatique."
 

Etienne Pinte était isolé à l’UMP lorsqu’il avait soutenu le collectif Jeudi Noir, qui avait mené des squats illégaux dans des bâtiments vides. Faut-il à nouveau contourner la loi ? L’enfreindre ?.

"Oui ", répond l’ancien député, "si les lois et règlements ne permettent pas d’humaniser la situation des plus exclus ".