Fermeture des écoles : une maire des Yvelines demande une "dérogation pour les centres de loisirs"

Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, défend une mesure de "protection du territoire" pour ne pas laisser les jeunes livrés à eux-mêmes.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) et première vice-présidente de l’Association des maires Ville et banlieue, le 1er mai 2018. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La maire de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) et première vice-présidente de l’Association des maires Ville et banlieue, Catherine Arenou, demande jeudi 1er avril sur franceinfo une "dérogation pour les centres de loisirs et des accompagnements" pour les adolescents pendant les quatre semaines à venir, alors que le gouvernement a indiqué que les centres aérés seraient suspendus le temps de la fermeture des écoles.

"Dans nos territoires, alors que l'ambiance est très lourde, nous avions préparé les petites vacances de Pâques avec beaucoup d'accompagnement et d'actions pour les jeunes, pour nos ados qui étaient dehors."

Catherine Arenou, la maire de Chanteloup-les-Vignes

à franceinfo

"Ça tombe à l'eau parce qu'ils ne sont plus en vacances à ce moment-là", s'agace-t-elle, faisant référence au décalage des vacances scolaires.

"La question, c'est en gros qu'est-ce que j'ai le droit de faire ? Je pense que ce qu'a le droit de faire un maire, c'est le bon sens", estime Catherine Arenou. Il y a certes la protection Covid, "mais aussi la protection de son territoire, c'est-à-dire qu'il faut aussi que nos jeunes aient ce qu'on pourrait appeler de l'occupationnel parce qu'il y a un moment donné, leur vie ne peut pas s'arrêter pendant trois semaines". La maire de Chanteloup a l'intention "d'utiliser l'extérieur au maximum. Il faut continuer à faire des actions civiques, des actions citoyennes et des actions de sport."

La maire divers droite de Chanteloup-les-Vignes souligne que les centres de loisirs permettent habituellement d'assurer des repas pour les enfants. "Ça coûte beaucoup plus cher de faire à manger chez soi que de faire avec le premier tarif" du centre de loisirs qui est "chez nous de 45 centimes", précise-t-elle, craignant une "précarité augmentée".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.