Violences : ces enseignants qui renoncent à leur métier

Les enseignants sont de plus en plus nombreux à quitter l'Éducation nationale face à la violence à laquelle ils sont confrontés, dans le primaire comme dans le secondaire.

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France 2

L'enseignement était pour eux une vocation, cela n'a pas suffi face à la violence de l'école. De plus en plus de professeurs décident de quitter l'Éducation nationale. C'est le cas de Céline qui, après dix-huit ans dans le secondaire, a renoncé à l'enseignement il y a deux ans. Un jour, un élève la menace pour qu'elle lui enlève une mauvaise note. Elle refuse et retrouve, une heure plus tard, sa voiture complètement détruite. Des insultes, des humiliations et surtout des menaces parfois mises à exécution. "Le chef d'établissement m'a dit : 'je ne vois pas ce que je peux faire pour vous'", déplore Céline. Pour elle, le métier de professeur n'est plus considéré, plus respecté.

La violence touche aussi le primaire

Même constat pour Caroline Boulay. À 42 ans, cette institutrice a connu cette année sa dernière rentrée. Pour elle, les instituteurs, de primaire donc, sont aussi confrontés à la violence au quotidien. Elle évoque la violence des enfants entre eux, la violence des élèves vis-à-vis des instituteurs, mais aussi la violence des parents vis-à-vis des enseignants. À titre personnel, elle a déjà été menacée de "deux balles dans la tête". Caroline estime que les enseignants ne sont pas préparés aux situations qu'ils pourraient rencontrer au long de leur carrière sur le terrain.

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Les professeurs ont décidé de sortir de leur silence en lançant le mot dièse #pasdevagues.
Les professeurs ont décidé de sortir de leur silence en lançant le mot dièse #pasdevagues. (MYCHELE DANIAU / AFP)