Universités : faut-il évacuer de force les facs occupées ?

Plusieurs universités sont toujours totalement bloquées ce mardi 17 avril. C'est le cas de l'établissement de Tolbiac, à Paris, mais aussi des universités de Rennes (Ille-et-Vilaine) et de Montpellier (Hérault). Les présidents demandent à la police d'intervenir.

FRANCE 2

À Paris, le site universitaire de Tolbiac est bloqué depuis trois semaines. À l'entrée, les étudiants sont filtrés, les caméras et appareils photo sont interdits. La question de l'évacuation du site par la force plane depuis quelques jours. C'est en tout cas ce que réclame le président de l'université. Il dénonce une zone de non-droit, un "capharnaüm". Le président fait référence à une fête qui s'est tenue sur le site au cours du week-end, sur fond de musique et de feux d'artifice. À l'intérieur, des graffitis recouvrent les murs, des matelas sont installés dans un amphithéâtre. Le président de l'université demande à la police de faire évacuer les lieux. Les étudiants et enseignants grévistes dénoncent des accusations qu'ils jugent mensongères. Sur le site de Tolbiac, il n'y a plus de cours, ni d'examen.

Blocages à Rennes et à Montpellier

Même situation à l'université Paul Valéry de Montpellier (Hérault) où le président de l'établissement a saisi le tribunal pour demander l'expulsion des étudiants qui occupent le site. Le préfet se dit prêt à agir. À Rennes (Ille-et-Vilaine), le président de l'université envisage aussi le recours à la force publique. Les étudiants ont reconduit le blocage jusqu'à la fin du mois. Ce mardi 17 avril au soir, quatre universités sont totalement bloquées et une dizaine d'autres sont perturbées.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des étudiants empêchent l\'accès au site de Tolbiac de l\'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, dans le 13e arrondissement parisien, le 29 mars 2018.
Des étudiants empêchent l'accès au site de Tolbiac de l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, dans le 13e arrondissement parisien, le 29 mars 2018. (JEROME CHOBEAUX / CROWDSPARK)