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Un professeur accusé de racket devant la justice

Le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord, s'intéresse à partir de mercredi à une affaire de racket présumé. Un professeur et sa compagne sont accusés d'avoir extorqué de l'argent aux parents d'un élève, pendant plus d'un an.
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Radio France
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  (Maxppp)

Ce type de racket est assez rare, pour ne pas dire exceptionnel. Sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, à partir de mercredi matin, un professeur de lycée, âgé d'une cinquantaine d'années, ainsi que sa compagne.

Tous deux sont accusés par les parents d'un élève d'avoir tenté de leur extorquer jusqu'à 10.000 euros. Le professeur, un enseignant vacataire du lycée Pierre et Marie Curie de la ville d'Aulnoye-Aymeries (Nord), aurait utilisé un chahut provoqué en classe par l'élève, le 9 décembre 2011, pour exercer un chantage sur le couple.

Un contrat de 7.500 euros ? 

L'homme leur aurait proposé de lui virer une somme d'argent mensuelle, 300 euros en mandat cash, afin qu'il ferme les yeux sur le comportement de leur fils, menacé d'exclusion. Selon un contrat écrit, la somme totale et promise à l'enseignant s'élèverait à 7.500 euros. 

Mais les parents avaient finalement porté plainte au début du mois de janvier, sur les conseils du proviseur du lycée.

L'enseignant nie fermement

Depuis la révélation de l'affaire, l'enseignant nie absolument les faits rapportés par les deux parents. Selon son avocat Me Serge-Marie Agboton, il "estime être plutôt victime" , affirmant avoir été "sollicité" par les parents qui voulaient à tout prix éviter l'exclusion de leur fils, âgé aujourd'hui de 18 ans. L'enseignant affirme même avoir rédigé des "rapports d'incident" , ce que conteste la partie adverse, l'accusant carrément de faux, en clair d'avoir fabriqué ces documents allant dans son sens.

Le procès, qui doit s'ouvrir mercredi matin, pourrait cependant être reporté, la défense jugeant que le dossier "n'est pas en état d'être jugé" .

Le professeur et sa compagne, qui serait complice dans l'affaire, risquent jusqu'à sept ans d'emprisonnement, ainsi que 100.000 euros d'amende.

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