Un enseignant d'un lycée professionnel de Rennes révoqué en raison de ses liens avec des personnes radicalisées

Le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) a confirmé lundi la révocation d'un enseignant d'un lycée professionnel de la capitale bretonne pour ses liens avec des personnes radicalisées et ses prises de position sur des forums jihadistes, a rapporté France Bleu Armorique.

Rennes (Ille-et-Vilaine).
Rennes (Ille-et-Vilaine). (GOOGLE MAPS)

La révocation d'un enseignant d'un lycée professionnel de Rennes (Ille-et-Vilaine) a été confirmé par le tribunal administratif de la ville bretonne, lundi 26 mars. La justice lui reproche ses liens avec des personnes radicalisées et ses prises de positions sur des forums jihadistes, selon France Bleu Armorique.

Suspendu depuis plus de deux ans

Cinq jours après les attentats de Paris, cet enseignant avait été assigné à résidence le 18 novembre 2015 dans le cadre de l'état d'urgence. Depuis, il ne donnait plus de cours. Il a été officiellement suspendu le 1er février 2016. Informé de sa situation, le recteur de l'académie de Rennes a décidé d'engager une procédure de révocation. Elle a été prononcée le 17 janvier 2017.

L'enseignant a contesté cette décision devant le tribunal administratif de Rennes qui a rejeté sa requête. "Par son attitude et en particulier ses prises de positions sur des forums jihadistes, ses activités de propagandiste auprès de personnes qu'il fréquentait et ses relations avec des personnes radicalisées", indique le tribunal administratif de Rennes dans un communiqué.

M. Z a adopté un comportement incompatible avec l'exercice de ses missions d'enseignant.Le tribunal administratif de Rennesdans un communiqué

Selon le ministère de l'Intérieur, cet homme tenait un rôle important au sein du milieu salafiste rennais depuis plusieurs années. Il était soupçonné d'avoir traduit des communiqués de revendications d'actes terroristes, depuis 2010, pour le compte d'un forum de propagande jihadiste et d'être le mentor de plusieurs convertis incités à partir en Syrie. Le Rennais a toujours contesté totalement les faits reprochés.