Terrorisme : les enseignants se sentent menacés à leur tour

L'attaque au cutter d'un enseignant lundi 14 décembre inquiète le ministère de l'Education et les professeurs eux-mêmes. Une équipe de France 2 fait le point sur les mesures de sécurité autour des écoles.

FRANCE 2

Pourquoi un enseignant a-t-il été attaqué ce lundi 14 décembre par un individu se réclamant de l'État islamique ? Parce que ce sont des symboles de la laïcité. Sans tarder, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem est venue soutenir l'enseignant agressé et ses collègues. Elle a aussi appelé à la vigilance tous les établissements scolaires. "L'école se sent menacée, nous devons être là", a-t-elle voulu rassurer. La menace de mort sur les enseignants est écrite noir sur blanc dans un magazine de propagande de Daesh. Selon un professeur d'une école voisine à Aubervilliers, il est temps de prendre la menace au sérieux. "Rien n'a été mis en place, il n'y a pas plus de policiers", regrette-t-il au micro de France 2.

Quelles solutions ?

Les syndicalistes réclament quant à eux des mesures concrètes, comme une protection des forces de l'ordre.
Depuis les attentats du 13 novembre, des mesures ont déjà été prises : interdiction de regroupement aux abords des établissements scolaires, entre autres. À Paris, 165 caméras de surveillance devraient être installées devant les écoles dès 2016.

 

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La ministre de l\'Education, Najat Vallaud-Belkacem, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) après l\'agression d\'un enseignant, le 14 décembre 2015.
La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) après l'agression d'un enseignant, le 14 décembre 2015. (FRANCE 2)