L'ENA va être supprimée et remplacée par l'Institut du service public, annonce Emmanuel Macron

Le président de la République a présenté, jeudi après-midi, sa réforme de la haute fonction publique, qui comprend la suppression de l'Ecole nationale d'administration, remplacée par un nouvel établissement.

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France Télévisions
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Le président de la République Emmanuel Macron au palais de l'Elysée, le 30 mars 2021. (ANTOINE DE RAIGNIAC / HANS LUCAS / AFP)

Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 8 avril, la suppression de l'Ecole nationale d'administration (ENA), qui forme depuis 1945 les hauts fonctionnaires, et son remplacement par un nouvel établissement nommé Institut du service public (ISP), comme il l'avait évoqué en 2019.

Cette annonce s'inscrit dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique, qui doit être adoptée par ordonnance avant le 7 juin, et dont les grandes lignes ont été présentées par le chef de l'Etat lors d'une visioconférence devant plusieurs centaines de hauts fonctionnaires.

Varier les profils de la haute fonction publique

Le remplacement de l'ENA, effectif dès 2022, vise à modifier la formation initiale et continue des hauts fonctionnaires et à ouvrir la haute fonction publique à des profils plus variés. Les élèves de l'Institut du service public, qui sera toujours basé à Strasbourg, suivront désormais un tronc commun d'apprentissage avec treize autres grandes écoles de fonctionnaires (Ecole nationale de la magistrature, Ecole des hautes études en santé publique, Ecole nationale supérieure de la police…).

La sortie du cursus va en outre être modifiée en profondeur. Jusqu'à présent, les diplômés de l'ENA rejoignaient soit les grands corps d'Etat (Conseil d'Etat, Cour des comptes, Inspection générale des finances), soit le corps des administrateurs civils. Les diplômés de l'Institut du service public intégreront en priorité l'administration décentralisée pendant plusieurs années et seront affectés à un corps unique, celui des "administrateurs de l'Etat". 

Enfin, le classement à la sortie de l'école continuera d'exister, mais son importance sera limitée et ne déterminera que les premières affectations. Emmanuel Macron, lui-même issu de la promotion 2002-2004 de l'ENA, souhaite ainsi mettre fin aux "rentes à vie" – le fait d'obtenir les carrières les plus prestigieuses du seul fait d'être sorti dans le haut du classement – en favorisant plutôt le parcours et les compétences.

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