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Snes-FSU : "Bilan mesuré" pour la rentrée de Peillon

"Un jugement un peu optimiste et rapide". C'est le bilan dressé jeudi par le Snes-FSU, premier syndicat d'enseignants du secondaire, concernant l'action de Vincent Peillon pour la rentrée 2012.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Sipa)

Annoncée comme la "rentrée du changement" par
Vincent Peillon, ministre de l'Éducation, cette rentrée 2012 ne semble pas rompre avec le système d'éducation précédent. Le Snes-FSU regrette que
le ministre n'ait pas donné de "signaux plus forts" en évinçant
certaines réformes fortement contestées prises par la droite.

Un
bilan dressé jeudi par le syndicat d'enseignants fait état d'un "jugement
un peu optimiste et rapide"
de la part de Vincent Peillon. La
co-secrétaire générale du Snes-FSU, Frédérique Rolet, déplore "un manque de rupture en
termes de réformes"
déclarant que les enseignants vivront la rentrée
2012 "sur l'héritage du gouvernement précédent" .

Parmi les
réformes récusées, le dispositif Éclair (établissements d'éducation
prioritaire), ou encore le Livret personnel de compétences (LPC) que le ministre avait pourtant jugé "inutilement complexe" .

Un dialogue social "fortement changé"

Pour autant, Frédérique Rolet s'est félicitée d'"un dialogue social qui a fortement changé" estimant "qu'il y a de l'écoute avec une forme de reconnaissance" . Pour la co-secrétaire, quelques bémols sont cependant à noter concernant les réticences de certains recteurs, trop imprégnés "de la culture sarkozyenne", à appliquer les directives du nouveau ministre.

Première mesure félicitée : l'instauration d'une formation d'une journée par semaine accordée aux futurs enseignants malgré la crise du recrutement. Une crise qui, selon la co-secrétaire, serait notamment dûe à "la politique salariale, la suppression de 14.000 postes, l'éradication de l'année de stage en 2010, la dégradation des conditions de travails" ainsi que "les prévisions erratiques du nombre de postes aux concours" . Cette dernière rapelle que sur dix ans, entre 2002 et 2012, "il y a eu une diminution de 50% du nombre de postes mis aux différents concours du secondaire" , ce qui selon le Snes-FSU n'incite pas un jeune à s'engager sur cinq ans d'études n'ayant pas de visibilité sur son avenir.

Cependant, la profession connait "un premier frémissement" avec une hausse de 10% du nombre d'inscrits au concours de 2013.

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