Réforme des rythmes scolaires : 23% des instituteurs en grève sur tout le territoire, 41% à Paris

La colère des enseignants se poursuit, en pleine semaine de mobilisation contre la semaine de 4,5 jours. 

Un élève d\'une classe de primaire lève le doigt pour prendre la parole dans une école de Mulhouse (Haut-Rhin), en février 2013.
Un élève d'une classe de primaire lève le doigt pour prendre la parole dans une école de Mulhouse (Haut-Rhin), en février 2013. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

La fronde lancée par certains élus contre les rythmes scolaires est suivie sur le terrain. Jeudi 14 novembre, 23% des instituteurs se sont mis en grève sur tout le territoire, à l'appel de plusieurs syndicats. Le taux de grévistes atteint 41% à Paris, fer de lance de la contestation, selon des chiffres officiels du ministère de l'Education nationale. Les instituteurs étaient 36,17% à faire grève le 12 février dernier.

Deux mois après le retour à la semaine de 4,5 jours dans 17% des communes, scolarisant 22% des écoliers du public (les autres embrayeront en septembre 2014), la mise en œuvre de la réforme, destinée à mieux repartir les cours pour lutter contre le décrochage, reste contestée. Ces derniers jours ont été marqués par des mobilisations de parents, d'enseignants et la décision de plusieurs dizaines de maires de ne pas appliquer la réforme en 2014.

Revendications non uniformes

Des mouvements locaux à l'appel du syndicat majoritaire des enseignants du primaire SNUipp-FSU ont eu lieu dans 25 départements dont Paris, et des mouvements nationaux ont répondu à l'appel de syndicats minoritaires, CGT, FO, Sud et Faen. Les mots d'ordre diffèrent : le premier demande une réécriture du décret sur les rythmes pour l'assouplir, les seconds son abrogation.

Une majorité de Français (54%) estime que le gouvernement devrait abandonner la réforme (65% chez les parents d'enfants de primaire), selon un sondage CSA pour BFMTV. Un quart (24%) pensent qu'il faudrait un délai supplémentaire pour l'appliquer et seulement 22% estiment que le gouvernement devrait maintenir la réforme au rythme prévu.