Cet article date de plus de neuf ans.

Rentrée scolaire : avant les élèves, les enseignants

Près de 850.000 enseignants des écoles, collèges et lycées font leur rentrée ce lundi, veille de la "grande" rentrée scolaire. Dans un climat tendu : 13.000 postes ont été supprimés par le précédent gouvernement ; un millier créé par l'actuel, pour le primaire.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (PHOTOPQR/ Nice-Matin/ Eric Dulière Maxppp)

Pas de révolution en perspective, mais quelques ajustements tout de même, avant une refondation de l'Education pour cet automne. Au pouvoir depuis mai, la gauche doit faire avec la rentrée scolaire mise sur pied par le précédent gouvernement.

Quelque 850.000 professeurs - des écoles, collèges et lycées - font lundi leur pré-rentrée. Avant que les élèves n'arrivent le lendemain. L'occasion de découvrir leurs emplois du temps, leurs nouveaux collègues... et quelques ajustements, donc, à la marge.

Les nouveaux professeurs bénéficieront ainsi à nouveau d'une formation - le précédent gouvernement avait supprimé l'année de stage en 2010. Celle-ci n'est pas rétablie pour autant, tout juste les "bizuths" pourront-ils être déchargés de trois heures de cours pour bénéficier d'une formation hebdomadaire, à condition que leur remplacement devant les élèves soit assuré.

13.000 postes supprimés, un millier créés dans le primaire

13.000 postes d'enseignants ont été supprimés (par le précédent gouvernement) pour cette rentrée. Ce qui a entraîné des fermetures de classes, des effectifs plus chargés, des classes Rased en moins, spécialisées dans la lutte contre l'échec scolaire.

Il faudra du temps pour "réparer les dégâts qui ont été faits" , a estimé le ministre de l'Education, ce matin sur France Inter. Même si, dit-il, "depuis le mois de juin nous avons pris un certain nombre de mesures dites d'urgence, moi je dis, de réparation, par rapport à l'état de l'Education nationale" .

Le nouveau ministre de l'Education, Vincent Peillon, a rapidement annoncé la création de 1.000 postes dans le primaire, en priorité pour les zones difficiles ou rurales ; mais le compte n'y est évidemment pas.

Reste que la vaste concertation, lancée mi-juillet par le ministre, est toujours en cours. Un rapport est attendu avant la mi-octobre, qui servira de base à la préparation d'un projet de loi d'orientation et de programmation. Celui-ci sera déposé fin novembre.

On devrait y parler formation et évaluation des enseignants, réforme des rythmes scolaires, création de 60.000 postes pendant le quinquennat.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Education

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.