Reprise des cours au collège : tests, protocoles, vaccination, "nous attendons des réponses rapidement"

"Ce qui nous intéresse, c'est la perspective de ce qui va se passer dans les prochaines semaines et la préparation de la fin d'année scolaire pour les lycéens et les collégiens", déclare sur franceinfo Audrey Chanonat, membre de l’exécutif national du Syndicat du personnel de direction de l'Éducation nationale (SNPDEN).

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Des enfants retournent en classe, le 26 avril 2021 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (DAVID ROSSI / MAXPPP)

"Nous attendons des réponses rapidement", a fait savoir Audrey Chanonat, membre de l’exécutif national du Syndicat du personnel de direction de l'Éducation nationale (SNPDEN) et proviseure adjointe du collège Missy à La Rochelle, lundi 26 avril sur franceinfo. Les collèges et les lycées reprennent les cours à distance ce lundi, et reprendront en présentiel à partir du 3 mai. Les élèves des collèges et des lycées des 15 départements les plus touchés seront alors en demi-jauges pour juguler l'épidémie de Covid-19.

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"Ce qui nous intéresse, c'est la perspective de ce qui va se passer dans les prochaines semaines et la préparation de la fin d'année scolaire pour les lycéens et les collégiens", indique Audrey Chanonat. Le gouvernement table par exemple sur 600 000 tests hebdomadaires dans les collèges et écoles d'ici mi-mai, "ce qui fait quand même relativement peu à l'échelle nationale, estime-t-elle. Nous les attendons. Nous avons interpellé le ministère sur la date d'arrivée de ces tests, sur les conditions dans lesquelles ils pourront se réaliser les établissements. Bien sûr que ce sera une arme supplémentaire pour lutter contre l'épidémie. Nous sommes, nous chefs d'établissements, en attente de réponses."

Sur le protocole sanitaire, là encore des questions se posent. "Vous imaginez que mettre en place un nouveau protocole, et notamment pour élèves de quatrième ou troisième en hybridation, ça ne va pas se faire du jour au lendemain. Nous avons besoin de temps pour pouvoir travailler, pour pouvoir prévenir nos familles et pour les rassurer", fait valoir Audrey Chanonat, qui salue tout de même ce système hybride de cours pour moitié en présentiel et pour l'autre à distance. "Un assouplissement qui est pour nous le bienvenu, affirme-t-elle. C'était ce que nous demandions au SNPDEN, de façon à ce que nous puissions répondre aux contraintes sanitaires locales. Nous savons très bien que certains gros collèges sont dans la situation de certains lycées. On est vraiment sur des réponses qui doivent être adaptées localement en fonction de la configuration des établissements et de la situation sanitaire. Donc, nous allons reprendre avec un protocole qui va être à peu près le même que celui que nous avons eu la semaine qui a précédé les vacances."

"Les questions qu'on se pose, c'est de savoir si ça va suffire pour contrer la situation sanitaire. En tout cas, nous, en tant que chef d'établissement, nous appliquerons le protocole qui nous sera donné à partir de lundi prochain."

Audrey Chanonat, membre de l’exécutif national du SNPDEN

à franceinfo

Mais pour effectuer les cours à distance, encore faut-il des Environnements numériques de travail (ENT) fonctionnels. Après les couacs de la semaine du 5 avril, "nous avons interpellé le ministère pour faire en sorte que des moyens techniques supplémentaires soient mis en place et permettent que le fonctionnement soit meilleur, cette semaine" mais "il y a quelques académies qui nous ont fait remonter déjà des problèmes techniques et des connexions qui n'ont pas pu se faire."

Enfin, pour ce qui est de la vaccination des personnels de l'Education nationale, là encore, "il va falloir que la réponse arrive très rapidement", demande Audrey Chanonat. "Les enseignants de plus de 55 ans représentent moins de 15% des enseignants en France, ce qui ne sera pas suffisant pour protéger tout le monde, estime-t-elle. Je pense aussi aux agents administratifs qui sont en contact avec 500, 600, 800 élèves, 1 000 élèves par jour et qui, évidemment, sont exposés. Donc, l'une de nos demandes, c'est effectivement que nous ayons un plan de vaccination qui soit affiné, peaufiné et pas forcément uniquement au 15 juin, quand l'ensemble de la population devrait pouvoir se faire vacciner."

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