Notes du bac : Jean-Michel Blanquer "demande à des fonctionnaires de faire des choses illégales" d'après le Snes-FSU

Le bras de fer continue entre les professeurs grévistes et le ministre de l'Éducation nationale, qui a annoncé qu'en cas de notes manquantes, ce sont celles du contrôle continu qui seront prises en compte.

Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, lors d\'une manifestation le 30 mars 2019 à Paris.
Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, lors d'une manifestation le 30 mars 2019 à Paris. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer "demande à des fonctionnaires de faire des choses illégales", lorsqu'il préconise aux jurys du baccalauréat de prendre en compte le contrôle continu lorsqu'une note est bloquée par un enseignant gréviste, a affirmé sur franceinfo jeudi 4 juillet Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat d'enseignants dans le second degré. "On est en dehors des clous", a fustigé la professeure de lettres.

Pour permettre aux 740 000 candidats au bac de connaître leurs résultats à la date prévue, le ministre de l'Education a détaillé mercredi une "solution technique" : si certaines notes d'examen manquaient, ce seront les notes du contrôle continu de l'année qui seront prises en compte pour compléter la moyenne. Et si la note du bac s'avère finalement meilleure, c'est celle-là qui sera conservée.

On est en train de fragiliser le baccalauréat en traitant différemment des candidatsFrédérique Rolet, du Snes-FSUà franceinfo

Frédérique Rolet estime que Jean-Michel Blanquer "joue avec le feu""Il y a eu des levées d'anonymat, des présidents de jury remplacés par des chefs de centre alors que le président de jury doit être nommé par arrêté, l'impossibilité pour certains qui voulaient rentrer les notes de contrôle continu de le faire parce que le logiciel ne prévoyait pas la case...", a listé Frédérique Rolet.

Selon la secrétaire générale du Snes-FSU, cela "fragilise le bac". Sans aller jusqu'à une annulation de l'examen, elle assure qu'on "peut envisager qu'il y ait des recours faits par des familles".