L'annulation des épreuves de spécialité du bac est "un soulagement" pour l'UNL, mais qui impose "un problème, celui du contrôle continu"

Le vice-président de l'UNL pointe sur franceinfo "une contradiction dans les décisions qui sont prises" par le ministère, "toujours sous le poids d'ordre et de contrordre en permanence".

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Radio France
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Des lycéens en épreuve du baccalauréat, le 17 juin 2019 à Strasbourg. (FREDERICK FLORIN / AFP)

L'annulation des premières épreuves de spécialité du bac est un "soulagement" pour les lycéens, a réagi vendredi 22 janvier sur franceinfo Mathieu de Vlaminck, vice-président de l’Union nationale lycéenne (UNL). L'annonce du ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, jeudi 21 janvier, concerne les épreuves de spécialité du nouveau bac, qui comptent pour un tiers de la note finale. Elles devaient se tenir à partir du 15 mars, mais le gouvernement a préféré les annuler, pointant deux raisons principales : l'évolution incertaine de l'épidémie de Covid-19, mais aussi l'inégale préparation des élèves, entre les lycées qui fonctionnent avec des demi-groupes depuis novembre (sept lycées sur dix) et les autres.

"Cela rajoute de l'anxiété"

Néanmoins, cette annulation "vient nous imposer un nouveau problème, celui du contrôle continu", souligne Mathieu de Vlaminck. "Beaucoup d'élèves, cette année, ont décroché", rappelle le vice-président de l'UNL. Ils vont "se retrouver avec des notes catastrophiques" et vont "aussi paniquer parce que leur baccalauréat ne sera plus basé sur les notes qu'ils auront obtenues" aux épreuves, "mais qu'ils auront obtenues au cours de l'année dans leur bulletin". Selon Mathieu de Vlaminck, cela "crée une anxiété qui est forte. Donc oui, on n'a plus à se soucier des épreuves de mars, mais d'un autre côté, on est toujours aussi stressé. Cela rajoute de l'anxiété."

Mathieu de Vlaminck explique que les lycéens vont retourner dans leur établissement "avec une avalanche d'examens, tout le temps. On n'a même pas le temps de revoir les notions qui ont été vues à distance."

"Au lieu de privilégier la valeur du diplôme, on aimerait bien qu'on pense aussi un peu à notre bien-être, et on n'a pas l'impression que c'est le cas aujourd'hui."

Mathieu de Vlaminck,vice-président de l’Union nationale lycéenne

à franceinfo

Le vice-président de l'UNL pointe "une contradiction dans les décisions qui sont prises" par le ministère, "toujours sous le poids d'ordre et de contrordre en permanence". Il estime que Jean-Michel Blanquer "détricote les mesures qu'il participe à mettre en place, à savoir sa réforme du baccalauréat". "On ne comprend pas où le gouvernement veut en venir, ajoute Mathieu de Vlaminck. Nous, on aurait bien aimé être consultés, que les professeurs et les parents soient consultés, pour que les décisions qui sont prises fassent preuve d'un minimum de cohérence."

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