Grève de la surveillance du bac : Blanquer promet que les épreuves se dérouleront "de façon normale"

Le ministre de l'Education nationale a affirmé, vendredi 31 mai, qu'il s'attendait à une faible mobilisation.

Jean-Michel Blanquer quitte l\'Elysée, le 30 avril 2019, à Paris.
Jean-Michel Blanquer quitte l'Elysée, le 30 avril 2019, à Paris. (NICOLAS MESSYASZ/SIPA)

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a assuré, vendredi 31 mai, que le bac se déroulerait "de façon normale", malgré l'appel de plusieurs syndicats à une grève de la surveillance le premier jour des épreuves. "C'est mon devoir de dire à chaque élève, chaque famille, qu'ils ne doivent pas se préoccuper de ce sujet, c'est mon devoir d'assurer le fait que ça se passera bien", a-t-il dit sur Europe 1.

"Je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de grévistes de toute façon", a ajouté le ministre, jugeant "dommage qu'il y ait des appels de ce type". Il estime déjà répondre à des revendications des syndicats, "notamment sur les rémunérations des professeurs".

"Cette réforme va faire disparaître le bac national"

Les syndicats entendent protester contre la réforme du baccalauréat, prévue pour 2021, qui réduit notamment le nombre d'épreuves finales de l'examen au profit du contrôle continu et qui s'accompagne d'une refonte de l'enseignement au lycée. "Le but n'est évidemment pas d'empêcher les gamins de passer le baccalauréat. On est justement attaché à un bac national et cette réforme va le faire disparaître", explique Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

Depuis plus d'un mois, le Snes-FSU a lancé une consultation auprès de ses adhérents qui se sont déclarés, à une très large majorité, favorables à cette grève de la surveillance