Bac 2019 : la grève des correcteurs "va laisser des traces", regrette le syndicat général de l'Éducation nationale

Il y aura "des effets nocifs pour tout le monde", prévient le secrétaire national du Sgen-CFDT.

Près de 77,7% des candidats ont été reçus sans avoir besoin de passer le rattrapage.
Près de 77,7% des candidats ont été reçus sans avoir besoin de passer le rattrapage. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Alexis Torchet, secrétaire national du Sgen-CFDT (Syndicat général de l'éducation nationale) a estimé samedi 6 juillet sur franceinfo que la grève des correcteurs contre la réforme du baccalauréat traduisait "un profond malaise dans le milieu enseignant".

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Près de 77,7% des candidats ont été reçus sans avoir besoin de passer le rattrapage. Un taux provisoire, en légère baisse (-1,1 point) par rapport à 2018, en l'absence de notes définitives du fait de la grève des correcteurs. Le ministère de l'Éducation nationale a pris en compte les notes du contrôle continu pour permettre aux lycéens d'obtenir leurs résultats.

Ce qui s'est passé traduit un profond malaise dans le milieu enseignant et avec beaucoup d'incertitude qui reste sur l'organisation de la réforme du bac et du lycéeAlexis Torchet (Sgen-CFDT)

"La grève va laisser des traces. On n'avait pas appelé à la grève. Nous on craignait que ce mode d'action ait des effets nocifs pour tout le monde, a expliqué le syndicaliste. Des fractures au sein des équipes éducatives, une grande incertitude dans les relations entre les équipes enseignantes et les élèves, les parents puisqu'il y a quand même quelque chose qui s'est produit et qui est majeur."

Des "incertitudes" pour la rentrée

La réforme du baccalauréat est, selon lui, mal partie : "À quelques semaines de la rentrée, on a encore beaucoup d'incertitudes sur sa mise en œuvre, sur son organisation et c'est ça aussi qui transparaît dans le mouvement qui a eu lieu", a-t-il dit. Le Sgen-CFDT pourrait appeler à la grève à la rentrée.  "Il y aura beaucoup d'incertitude, a regretté le secrétaire national du Sgen-CFDT. Il pourrait y avoir des difficultés. On n'hésitera pas localement pour des situations particulières à soutenir les collègues, à déposer des préavis de grève."