Education : 5% des jeunes de 16 ans sont dans une situation d'illettrisme en France

Un rapport de l'Education nationale, rédigé par l'Inspection générale de l'Education, du sport et de la recherche, vient d'être publié. Il pointe un déficit de prise en charge de l'illettrisme.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
5% des jeunes de 16 ans en France sont en situation d'illettrisme, selon ce rapport. (PHOTO D'ILLUTRATION / PIERRE HECKLER / MAXPPP)

Le sujet est trop souvent sous-estimé. Et pourtant, l'illettrisme touche une part non négligeable des jeunes en France. Selon un rapport rédigé par l'Inspection générale de l'Education, du sport et de la recherche, qui dépend du ministère de l'Education nationale, près d'un jeune de 16 ans sur dix éprouve de fortes difficultés en lecture. 

>> Fatigués, en colère, voire déprimés, seuls 22% des enseignants recommanderaient leur métier aux plus jeunes

Pire, selon ce rapport, 5% des jeunes de 16 ans en France sont en situation d'illettrisme. Ces chiffres ont été constatés lors de la Journée défense et citoyenneté. 

Pour les rapporteurs de la mission, le fléau est connu, mais la prise en charge laisse encore largement à désirer. Selon eux, ce constat, pourtant édifiant, ne "conduit pas à la mise en œuvre d’actions concrètes" À tous les niveaux scolaires, "des alertes sont ignorées", des "apprentissages essentiels manqués", écrivent les inspecteurs généraux.

Un mal qui prospère "du fait de la négligence"

Ils estiment que la situation est vécue comme une fatalité, à la fois par les élèves concernés mais aussi par leur famille et par les enseignants. L'Education nationale, porte sa part de responsabilité, affirme le texte, pour avoir en partie négligé ce problème de l'illéttrisme. Des dispositifs existent déjà mais ils ne sont pas mis en oeuvre ou bien pas d'une manière assez coordonnée.

Le rapport proconise donc de mieux harmoniser, au niveau national, la prise en charge avec des mesures-réflexes qui restent à élaborer pour détecter au plus tôt des problèmes de lecture. Le rapport parle par exemple de la création d'un conseil scientifique et pédagogique. Il propose également de tester plus scrupuleusement les élèves et évoque enfin la formation des éqiupes enseignantes pour traiter un mal qui prospère "essentiellement", selon ses termes, "du fait de la négligence et de la méconnaissance".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Réforme de l'école

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.