Refondation de l'école : quel est le bilan à un an de l'élection présidentielle ?

Véritable refonte de l'école ou opération de communication du gouvernement ? Les journées de la refondation de l'école commencent aujourd'hui à Paris et le SNES-FSU, le premier syndicat d'enseignants du secondaire, déplore déjà que les sujets qui fâchent ne soient pas abordés.

(Plusieurs milliers de personnes défilent à Marseille le 26 janvier 2016 dans le cadre d'une manifestation nationale contre la réforme des collèges pour la sauvegarde de l'emploi et des salaires à l'appel de plusieurs syndicats © Maxppp)

C'est la priorité du gouvernement : l'école ! Aujourd'hui et demain la ministre de l'Education nationale organise les journées de la refondation pour dresser un état des lieux de ce qui a changé pour les élèves depuis 2012 : la réforme des rythmes scolaires, celle de l'éducation prioritaire ou encore la réforme du collège.

Ces journées ont lieu au Palais Brogniart, à Paris, en présence ce matin de Vincent Peillon et Benoît Hamon. Les militants du Snes, le principal syndicat, organisent de leur côté une manifestation à 14 heures. Car pour eux, le compte n'y est pas et ils continuent de s'opposer notamment à la réforme du collège.

Certains sujets qui fâchent ne sont pas à l'ordre du jour, déplore sur France Info Frédérique Rolet, la secrétaire générale du SNES-FSU. "Nous souhaitions un bilan d’étape sincère et contradictoire alors qu’il s’agit là d’une opération de propagande, déplore encore Frédérique Rolet. Les sujets conflictuels comme les rythmes scolaires dans le 1er degré, la réforme du collège, l’absence de revalorisation des enseignants, sont soigneusement évités", selon elle.

Et  ce n'est pas la probable annonce d'une éventuelle revalorisation de 800 euros pour les enseignants du premier degré qui va apaiser les esprits, selon elle. "Ce n’est pas une revalorisation de salaire mais celle d’une indemnité qui donc, ne comptera pas pour la retraite, etc. alors qu’il y a un vrai besoin de revalorisation des enseignants français plus mal payés que leurs collègues européens",  affirme la secrétaire générale du SNES-FSU.

Le reportage de Célia Quilleret
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(© Visactu)