Vidéo Augmentation des frais d’inscription à l’université : "Il n’y a jamais eu aucune demande de travailler sur cette question-là" assure Frédérique Vidal

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La ministre de l'Enseignement supérieur affirme que la grande réforme universitaire évoquée par Emmanuel Macron ne passera pas par une hausse des frais de scolarité. 

"Il n’y a jamais eu aucune demande de travailler sur cette question-là", celle de l'augmentation des frais d'inscription à l'université, assure Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, invitée du "franceinfo 8h30", défendant la position d'Emmanuel Macron, visé par des critiques de l'opposition.

"Ca fait cinq ans que je suis là, on a gelé les droits d'inscription pendant trois ans, on a gelé les loyers des Crous, on a augmenté les bourses sur critères sociaux, on n'a jamais eu aucune demande de travailler sur ces questions-là", martèle la ministre, mais "il faut changer cette question de comment peut-on avoir un système de bourse qui protège les jeunes de la précarité ? Visiblement, c'est un échec."

"On a un tiers des étudiants boursiers et pourtant on a vu à quel point il y avait encore des étudiants précaires donc il faut repenser ça"

Fréderique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur

franceinfo

Selon Frédérique Vidal, la grande réforme universitaire évoquée par Emmanuel Macron passera notamment par "plus d’orientation", "plus de formation continue et plus de formation tout au long de la vie dans les établissements", mais pas par une hausse des frais d'inscription. "Il pourrait y avoir une formation qui diplôme une vie professionnelle, un retour à l'université pour changer d'orientation ou pour se diplômer plus et mieux dans son champ professionnel, donc ça c'est une véritable révolution", se félicite-t-elle.

Un discours du président avait semé le doute 

Emmanuel Macron est visé par des critiques d'opposants politiques depuis qu'il a déclaré, en clôture du Congrès de la Conférence des présidents d'universités, qu'on "ne pourra pas rester durablement dans un système où l'enseignement supérieur n'a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants, où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers et où pourtant nous avons tant de précarité étudiante, et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l'argent public que partout dans le monde".

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