Partiels : les étudiants d'universités convoqués au dernier moment pour éviter les débordements

Alors que des opérations de blocage ont lieu depuis plusieurs semaines dans les universités, le gouvernement rappelle que les examens se dérouleront quoi qu'il en soit. À Montpellier (Hérault), l'administration a trouvé la parade, en convoquant les étudiants au dernier moment dans des lycées.

Pas moins de 16 cars de CRS positionnés aux abords du lycée. Des étudiants fouillés à l'entrée par des agents de sécurité. Des conditions très particulières pour les 1 200 étudiants convoqués ce jeudi 19 avril au matin. Surtout que les 6 000 étudiants de l'université de Lettres Paul-Valéry n'ont su que très tard l'organisation de ces deux jours d'examens dans deux lycées de Montpellier : Mermoz et Jean Monnet.

"Tout a été fait pour qu'il n'y ait pas de débordements"

Jusqu'au dernier moment, l'université a caché l'organisation de ces partiels. "Il y a toujours un risque que des étudiants ou des événements extérieurs s'invitent au sein du lycée de façon à ce que, éventuellement, il y ait des perturbations des examens. Tout a été fait pour qu'il n'y ait pas de perturbations", explique Philippe Joron, en charge de la vie universitaire à Paul-Valéry. Pas de débordements observés ce jeudi 19 avril au matin. Demain soir, si tout va bien, l'université de Lettres aura réussi son pari : organiser la tenue des examens malgré le blocage de la faculté.

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L\'université de Montpellier (Hérault) le 12 avril 2018.
L'université de Montpellier (Hérault) le 12 avril 2018. (GUILLAUME BONNEFONT / MAXPPP)