Universités : comment lutter contre l'échec de la première année ?

Six étudiants sur dix se retrouvent recalés à l'issue de leur première année à la faculté. Pour y remédier, des cours de soutien sont désormais obligatoires pour ceux qui apparaissent, au vu de leur dossier, insuffisamment préparés à l'entrée à l'université.

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C'est un grand saut dans l'inconnu. Ces étudiants de première année découvrent l'université, mais tous ne suivront pas le même programme. Certains bénéficieront d'abord d'une remise à niveau. C'est une nouveauté : la plateforme Parcoursup leur a délivré un "oui, si...", c'est-à-dire qu'ils seront acceptés sous conditions. À la faculté de Cergy-Pontoise (Oise), par exemple, ils doivent d'abord passer un test pour repérer leurs lacunes, puis se remettre à niveau dans les matières où ils sont faibles.

Des dispositifs de soutien proposés aux élèves

C'est le cas de Marvin, qui a décroché son baccalauréat de justesse. Alors, bénéficier de cours de soutien le rassure. Certains étudiants pourront aussi passer leur licence en quatre ans au lieu de trois, ou avoir des étudiants en master comme tuteurs. Pour ces professeurs, offrir un programme de soutien adapté aux étudiants les plus fragiles est une petite révolution. L'État a mis la main à la poche. À Cergy, c'est 180 000 €, soit une moyenne de deux heures et demie de cours de soutien par semaine pour 180 étudiants. Chaque année en France, un étudiant sur deux abandonne la faculté dès la première année, mais cela va peut-être changer. L'université de Lyon III (Rhône) est l'un des modèles qui a inspiré la nouvelle loi. Ici, les étudiants de première année peuvent s'inscrire à des modules de soutien parfois peu classiques : culture générale, confiance en soi ou prise de parole en public. Un enseignement personnalisé qui porte ses fruits. Le Pôle Réussite de Lyon III a dix ans d'existence. Grâce à ces dispositifs, le gouvernement espère que 75% des nouveaux étudiants passeront le cap de la première année.

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La faculté de médecine Paris-Descartes, à Paris, le 13 juillet 2015.
La faculté de médecine Paris-Descartes, à Paris, le 13 juillet 2015. (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)