Lycées : retrouvez les principaux établissements bloqués région par région

Après une première journée d’action vendredi, de nombreux lycées sont bloqués partiellement ou complètement dans différentes régions de France. franceinfo fait le tour des blocages, lundi.

Des poubelles et autres meubles trouvés dans la rue brûlent sur la chaussée. Plusieurs centaines de jeunes sont rassemblésà Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), lundi 3 décembre.
Des poubelles et autres meubles trouvés dans la rue brûlent sur la chaussée. Plusieurs centaines de jeunes sont rassemblésà Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), lundi 3 décembre. (RADIO FRANCE / REMI BRANCATO)

Plusieurs lycées sont bloqués partiellement ou complètement dans différentes régions de France, lundi 3 décembre, avec des rassemblements pour protester contre des réformes en cours dans l’Education nationale, notamment celles du baccalauréat et de Parcoursup.

Auvergne-Rhône-Alpes

Des manifestations ont dégénéré à Clermont-Ferrand. Des heurts ont eu lieu avec la police qui a reçu des projectiles avant de riposter avec du gaz lacrymogène. Plusieurs manifestants affichent leur soutien aux "gilets jaunes", note France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Bourgogne-Franche Comté

A Dijon des centaines d'élèves bloquent le lycée Hippolyte-Fontaine, rapporte France Bleu Bourgogne. L'établissement est fermé pour la journée. 

Toujours à Dijon, plusieurs centaines d'élèves manifestent également devant le lycée Montchapet. Sur son compte Twitter, la préfecture de Côte-d'Or évoque "des violences inadmissibles", parlant de jets de projectiles, de feux de poubelles et de nombreuses dégradations. Le préfet appelle "à la responsabilité de tous" pour que "les lycéens mineurs ne se laissent pas manipuler par des casseurs présents à seule fin d'en découdre avec les forces de l'ordre".

Selon France Bleu Besançon et France Bleu Belfort-Montbéliard, une douzaine de lycées ont été bloqués en Haute-Saône et dans le Jura

Centre-Val de Loire

À Châteauroux, dans l'Indre, les élèves ont ressorti les pancartes et tentent de perturber l'entrée aux abords du lycée Jean-Giraudoux et Pierre-et-Marie-Curie, selon France Bleu Berry.

En Indre-et-Loire, des élèves bloquent plusieurs lycées à Tours et Amboise.

Orléans, plusieurs établissements ont été bloqués et plus de 1 500 jeunes se sont retrouvés rue Emile Zola, près du lycée Pothier, où la police a eu recours à des gaz lacrymogènes. Les lycées Benjamin Franklin, Jean Zay, Paul Gauguin et Voltaire à la Source ont été fermés rapidement dans la matinée. 

Corse

En Corse, une quinzaine de "gilets jaunes" ont installé des palettes devant deux lycées de Bastia pour tenter de mobiliser les lycéens. A Ajaccio, il n' y a pas d'action mais plusieurs radars ont été décorés ou peints pour être rendus inactifs.

Grand Est

En Moselle, des heurts ont éclaté à certains endroits entre les élèves et les représentants des forces de l'ordre. C'est le cas à Forbach, où plusieurs dizaines de lycéens ont tenté d'aller à pied sur l'A320 dans le secteur proche du lycée Blaise Pascal et de l'hôtel Mercure. Un automobiliste a été blessé par un projectile, et un adolescent de 16 ans a été incommodé par les gaz lacrymogènes. Situation tendue également à Thionville où environ 200 lycéens sont descendus dans la rue. Selon une journaliste de France Bleu Lorraine présente sur place, des vitres d'abris-bus ont été brisées et les manifestants ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des bombes lacrymogènes. Au moins deux jeunes ont été interpellés.

11 lycéens ont été interpellées en Moselle en marge des manifestations contre la réforme du lycée, du bac et de Parcoursup, indique la préfecture du département dans un communiqué. Parmi ces 11 interpellations, cinq ont eu lieu à Thionville, cinq à Forbach et une à Fameck, pour des jets de projectiles, des outrages, des dégradations et pour port d'arme par destination ou improvisée.

Hauts-de-France

Le lycée Montebello de Lille est à nouveau bloqué, lundi. La police est intervenue. La circulation dans la rue a dû être coupée. Le lycée Jean-Perrin de Lambersart a, lui aussi, fait appel aux forces de l'ordre. En fin de matinée, les policiers étaient repartis.

Ile-de-France

En Ile-de-France, les blocages de trois lycées, sur une vingtaine d'établissements perturbés dans l'académie de Créteil, s'accompagnent de violences urbaines : c'est le cas à Chelle (Seine-et-Marne) et Gagny (Seine-Saint-Denis), mais aussi Aubervilliers.

A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), un véhicule et des poubelles ont été incendiés devant le lycée Timbaud. "On est clairement sur de l'utilisation de prétextes pour se livrer à des violences urbaines", assure de son côté le rectorat de Créteil.

Nouvelle-Aquitaine

Au lycée Favard de Guéret, dans la Creuse, plusieurs dizaines de lycéens manifestent devant l'établissement. Le parking est bloqué et des gilets jaunes sont accrochés aux grilles et aux voitures.

Les lycéens se sont également mobilisés à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. Devant l'établissement Saint-Cricq ont allumé des feux de poubelles, rapporte France Bleu Béarn

À Bordeaux, les blocages concernent dix-sept lycées. 300 lycéens étaient mobilisés un peu avant 9h, sur la place Stalingrad à Bordeaux. Ils ont bloqué le pont de pierre et la ligne A du tram, rapporte France Bleu Gironde. Le trafic était interrompu à 11h, sur la ligne A entre Galin et Porte de Bourgogne. Une trentaine de CRS sont intervenus en utilisant les gaz lacrymogènes, peu après 10h, pour disperser les lycéens. Une jeune manifestante a été évacuée, après avoir été blessée à la tête. 

Dans le Périgord, une barricade a été érigée devant le lycée Pré-de-Cordy, à Sarlat. Tandis qu'à Périgueux, une petite centaine d'élèves ont manifesté dans le centre-ville, rejoints par une trentaine de "gilets jaunes".

A Limoges, des rassemblements ont notamment été signalés devant les lycées Raoul-Dautry, Saint-Exupéry, Renoir et Gay-Lussac. Les élèves se sont ensuite rassemblés place Jourdan pour aller manifester dans les rues de Limoges rapporter France Bleu.

En Charente-Maritime, il y a des rassemblements ou des défilés sur La Rochelle ou sur Pons notamment.

Occitanie

L'académie de Toulouse fait état d'une quarantaine de lycées perturbés, parmi les académies les plus touchées (à Cahors notamment, le lycée Clément-Marot). 

A Toulouse 700 élèves ont défilé dans le centre de la ville rose. Le cortège est parti de la place du Capitole vers 11h avant de rejoindre les allées Jean Jaurès, aux cris de "Macron démission". Certains lycéens ont porté des "gilets jaunes" en soutien au mouvement. La circulation a été fortement perturbée pour les transports en commun, les bus et les trams. Cinq lycéens ont été interpellés et deux policiers blessés, indique France Bleu Occitanie.

Dans le quartier de la Patte d’Oie, un supermarché a subi des dégradations près de la clinique Pasteur sur France 3 Occitanie

L'académie de Montpellier a signalé cinq lycées perturbés, dont un fermé par le proviseur pour des raisons de sécurité.

Pays de la Loire 

Des tensions également en Loire-Atlantique, devant le lycée Albert Camus de Nantes, rapporte France Bleu Loire-Océan. La situation s'est dégradée quand une dizaine de lycéens ont incendié des containers. Les représentants des forces de l'ordre ont alors fait usage de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les deux-cents manifestants.

130 élèves au plus fort de la mobilisation se sont rassemblés lundi matin à Laval, en Mayenne. Ils se sont retrouvés aux abords de la préfecture avant de rejoindre le lycée Ambroise Paré. Ils se sont ensuite réunis devant la place du 11-Novembre, où ils ont perturbé la circulation dans le calme. 

Provence-Alpes-Côte d'Azur

Dans les Alpes-Maritimes une douzaine d'établissements sont bloqués, selon France Bleu Azur, pour dénoncer la réforme du baccalauréat, de Parcoursup et soutenir le mouvement des "gilets jaunes". A Nice, les lycées La Calmette, Masséna, Apollinaire, Eucalyptus et celui du Parc impérial sont concernés. Des blocages d'établissements sont en cours à Antibes, Cannes, Grasse et Cagnes-sur-Mer.

L'académie de Marseille a indiqué le blocage d'une douzaine d'établissements.