Parcoursup : un "système opaque" sur lequel Hamon pousse un coup de gueule

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, était l'invité des "4 Vérités" de France 2 mercredi 23 mai.

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France 2

Benoît Hamon est remonté sur la nouvelle plateforme universitaire Parcoursup, qui a commencé à délivrer ses réponses aux bacheliers. "Pour l'instant, 400 000 lycéens qui passent le bac apprennent, avant même de l'avoir passé, qu'ils ne savent pas s'ils poursuivront leurs études après leur bac", a-t-il alerté dans "Les 4 Vérités" mercredi 23 mai.

"On apprend aussi que certaines universités font du surbooking, c'est-à-dire qu'on donne 200 oui alors qu'on n'a que 50 places disponibles, en espérant qu'à la fin certains se soient désistés", a-t-il poursuivi.

"En réalité, ce système est opaque, trie, sélectionne selon des critères qu'on ne connaît pas et remet en cause la liberté et le droit de tout bachelier de pouvoir poursuivre ses études dans l'enseignement supérieur", s'est-il insurgé. L'ancien ministre de l'Éducation appelle les lycéens et "leur famille" à demander des comptes au gouvernement.

Mécontent du traitement des banlieues

Emmanuel Macron a livré des mesures pour les habitants des quartiers en difficulté mardi 22 mai. Jean-Louis Borloo, auteur d'un rapport remis au gouvernement sur le sujet, "n'est pas un ami politique, mais il a bossé, et avec du monde", a reconnu Benoît Hamon, conseiller régional d'Ile-de-France.

"L'intention et l'ambition étaient bonnes. Des moyens étaient mis. Mais pas grand-chose n'a été gardé. Macron picore", a-t-il asséné, jugeant que Jean-Louis Borloo "fait le service après-vente et n'a pas le courage de dire que tout ça était très loin de ce qu'il souhaitait".

Pour Benoît Hamon, il manque dans le discours du président de la République "la prise en compte de ce que souhaitent les habitants des quartiers eux-mêmes". Il regrette qu'il n'y "ait pas d'ambition pour les habitants des banlieues".

Benoît Hamon au Mans, le 2 décembre 2017.
Benoît Hamon au Mans, le 2 décembre 2017. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)