Parcoursup : "On est devant un constat d'échec"

Au lendemain des premières propositions aux élèves inscrits sur la plateforme d'accès aux études supérieures Parcoursup, Hervé-Jean Le Niger, le vice-président de la FCPE estime mercredi 23 mai sur franceinfo que c'est "un constat d'échec".

Plateforme Parcoursup, le 22 mai 2018.
Plateforme Parcoursup, le 22 mai 2018. (DENIS CHARLET / AFP)

"On est devant un constat d'échec" estime le vice-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) Hervé-Jean Le Niger, interrogé mercredi 23 mai sur franceinfo, au lendemain des premières propositions aux élèves inscrits sur la plateforme d'accès aux études supérieures Parcoursup.

"C'est extrêmement anxiogène pour des élèves qui vont passer leur baccalauréat bientôt et qui parfois risquent d'être orientés vers des filières qu'ils n'ont absolument pas choisies, mûries, préparées au lycée". Pour lui, c'est leur "rendre un très mauvais service".

Quand on débute sa vie, qu'on a 17-18 ans, qu'on a déjà eu du mal à choisir son parcours d'orientation et qu'on est dans une telle indécision, ce n'est pas l'école de la confiance que prône Jean-Michel Blanquer.Hervé-Jean Le Niger, vice-président de la FCPEà franceinfo

Le vice-président de la FCPE souligne que "l'ancien système APB, avec toute l'imperfection qu'il avait, n'avait conduit qu'à 100 000 recalés à cette phase de l'opération, alors que Parcoursup est à 400 000. Ce qui veut dire que 50% des lycéens n'ont aucune réponse".

Les dernières décisions seront début septembre. En comparaison avec l'ancien système, la phase de choix est beaucoup plus importante, puisque les élèves doivent se désister pour laisser des places aux autres, donc c'est extrêmement complexe.Hervé-Jean Le Niger, vice-président de la FCPEà franceinfo

"Derrière le système Parcoursup et cette sélection instaurée à l'entrée de l'université, il dit voir la volonté de faire vivre la méritocratie. La preuve en est, c'est que ce sont les meilleurs élèves qui ont eu leur premier choix, et les autres n'en ont pas". S'il reconnait qu'il existe des filières en tension, il condamne cette "sélection massive à l'entrée de l'université" et appelle à "financer l'université à la hauteur des besoins de formation".