Parcoursup : les universités favorables à un délai supplémentaire "de quelques jours" pour valider les vœux

Les lycéens ont jusqu'à ce jeudi 2 avril pour valider leurs vœux dans Parcoursup. Mais un allongement de quelques jours de ce délai aurait peu d'impact sur le processus, estime François Germinet, le président de l’Université de Cergy-Pontoise. 

Un lycéen s\'inscrit sur Parcousup. (photo d\'illustration) 
Un lycéen s'inscrit sur Parcousup. (photo d'illustration)  (MARC OLLIVIER / OUEST-FRANCE / MAXPPP)

C'est le dernier jour pour les lycéens pour valider leurs vœux sur Parcoursup. "Ce ne serait pas du luxe" d'allonger "de quelques jours" ce délai , selon François Germinet, président de l’Université de Cergy-Pontoise et vice-président de la commission formation et insertion professionnelle de la CPU (Conférence des universités de France), invité de franceinfo, jeudi 2 avril 2020, en raison des mesures actuelles de confinement. Selon lui, le nombre d'étudiants n'ayant pas encore validé leurs vœux est "à peu près de l'ordre de 20%", selon les derniers chiffres dont il dispose. "C'est assez significatif", reconnaît-il, même si "en général, les confirmations se font quand même beaucoup sur les tout derniers jours. On l'avait observé déjà les années précédentes, mais là, l'écart est un peu plus creusé."

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Allonger ce délai, selon François Germinet, ne retarderait "de toute façon pas énormément l'examen des dossiers" car ils sont "reçus électroniquement" et les jurys peuvent se réunir en visioconférence. La plus grande difficulté sera plutôt pour les universités de tenir les sessions d'examen. "On est en train de reprendre tout le planning", confirme le président de l'université Cergy-Pontoise.

Anticiper la fin du confinement

"On anticipe un déconfinement partiel et au fil de l'eau sur toute la fin de l'année, ce qui veut dire que, par exemple, chez moi, j'avais mis mes grosses sessions d'examens mi-mai, avec les amphis de première et de deuxième année d'université. Là, il est clair que ça ne pourra pas se tenir dans ces conditions-là. Donc on programme les examens à très petits effectifs d'abord, c'est-à-dire fin mai, début juin, et on repousse la totalité des gros examens après le 15 juin. Et puis, on essaye de favoriser également le contrôle continu", détaille-t-il. Rien ne sera imposé, assure François Germinet. "C'est du cas par cas, par matière."

Il souligne faire beaucoup d'information auprès des étudiants, notamment pour les rassurer sur l'obtention des diplômes et la validation de leurs années. "On a indiqué que les examens devaient se tenir, que notre objectif était bien qu'ils aient leurs diplômes à la fin de l'année pour qu'ils puissent correctement débuter l'année chez nous ou dans d'autres établissements l'année d'après."