Parcoursup : les universités doivent faire du "surbooking"

La plateforme Parcoursup est en proie aux critiques depuis plusieurs semaines. À un mois de la rentrée scolaire, 17 000 jeunes sont toujours sans affectation selon le ministère. Il y a dix jours, ils étaient encore 118 000. 

France 3

On sent une volonté du ministère d'accélérer les chiffres et les évolutions, mais il demande aux universités de la surréservation comme le confirme Emmanuel Roux, président de l'université de Nîmes. "On a pu faire ce que l'on appelle le surbooking dès que la plateforme a été ouverte puisqu'on avait la possibilité d'ouvrir 10% de places de plus par rapport au nombre que l'on affichait initialement".

Certains points à améliorer

Peut-on dire que le système Parcoursup est grippé ? "On ne peut pas dire qu'il soit déjà grippé puisqu'il commence juste. Il a assez bien fonctionné jusqu'au mois de juillet. On constate depuis les résultats du Bac qu'il y a un ralentissement, lié sans doute aux vacances", explique encore Emmanuel Roux. Selon lui, il y a une réflexion à avoir autour de l'ensemble du dispositif pour l'améliorer pour l'année prochaine. Néanmoins, il pense que c'est bon dispositif et qu'il n'y aura pas de gros problèmes d'organisations à la rentrée comme certains le pensent et le disent.

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Une élève regarde le site de Parcoursup, à Lille (Nord), le 22 mai 2018.
Une élève regarde le site de Parcoursup, à Lille (Nord), le 22 mai 2018. (DENIS CHARLET / AFP)