Parcoursup : le gouvernement renforce le contrôle des formations privées lucratives
Le gouvernement a annoncé vendredi 10 janvier qu'il va renforcer la lutte contre les fraudes dans l'enseignement supérieur privé, avec la possibilité d'exclure de la plateforme Parcoursup "les formations aux pratiques commerciales mensongères ou frauduleuses". "Un établissement pourra désormais être retiré de Parcoursup en cas de manquement aux règles essentielles édictées dans la charte Parcoursup", explique un communiqué du ministère de l'Education nationale.
L’enseignement supérieur privé à but lucratif représente 15 % de la totalité des effectifs étudiants, selon le ministère qui assure que "des dérives" ont été constatées, évoquant des "formations fermant leurs portes du jour au lendemain" et des "arnaques aux frais d’inscription". "Nous devons lutter sans répit contre les fraudes et les escroqueries, qui touchent d’ailleurs trop souvent les familles les plus modestes. Déréférencer de telles formations de Parcoursup est une première étape indispensable", déclare Philippe Baptiste, ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Dans son communiqué, la rue de Grenelle rappelle notamment qu'il est interdit de "demander le versement d’acomptes avant les inscriptions administratives" et qu'"il n’y a pas de demande de frais de scolarité pour les formations en apprentissage". La procédure prévoit "une mise en demeure préalable de l'établissement à l'issue de laquelle le ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pourra prononcer le déréférencement de la formation concernée", précise le ministère.
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