Parcoursup : le Défenseur des droits demande plus de transparence sur la procédure d’affectation

Il se dit "favorable à l’idée d’anonymiser les candidatures déposées dans Parcoursup afin que le lieu de résidence ne soit pas visible".

La page d\'acueil de Parcoursup, le 23 novembre 2018.
La page d'acueil de Parcoursup, le 23 novembre 2018. (THIERRY THOREL / NURPHOTO / AFP)

Parcoursup est une nouvelle fois critiqué. Le Défenseur des droits épingle le dispositif, lundi 21 janvier. Il réclame davantage de transparence sur la procédure d’affectation des étudiants et souhaite des progrès sur "la prise en compte des étudiants en situation de handicap".

Jacques Toubon souhaite que soient rendus publics "les critères de tri précis utilisés dans chacune des formations – et pour la première fois dans les universités – pour classer les millions de candidatures des futurs bacheliers", note Le Monde.

La question du lycée d'origine

Le Défenseur des droits "rappelle que le recours au critère du lycée d’origine pour départager les candidats peut être assimilé à une pratique discriminatoire s’il aboutit à exclure des candidats sur ce fondement". Il se dit "favorable à l’idée d’anonymiser les candidatures déposées dans Parcoursup afin que le lieu de résidence ne soit pas visible".

"Tant que la transparence ne sera pas faite sur ces critères, on ne lèvera pas le profond sentiment d’injustice ressenti par les lycéens des quartiers populaires",  a déclaré au Monde Stéphane Troussel, président du département de Seine-Saint-Denis, l'un des élus qui a saisi le Défenseur.