Violences policières : des syndicats de police demandent le retrait d'une affiche choc de la CGT

"Que la CGT se mette aussi à la place des fonctionnaires de police", défend l'Unsa police. La CGT, de son côté, regrette que la police soit un "corps professionnel qui a énormément de mal à se remettre en cause".

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L'affiche de la CGT Info com', qui dénonce les violences policières, est très critiquée par les syndicats policiers. (CAPTURE D'ÉCRAN)

Plusieurs syndicats de police demandent le retrait d'une affiche choc de la CGT contre les violences policières, a appris franceinfo samedi 15 décembre. Le syndicat Alternative-police CFDT a annoncé avoir saisi la justice, l'Unsa police dénonce également l'affiche et pourrait se joindre à la plainte.

Sur cette affiche, on voit un policier qui tient une matraque ruisselante de sang, avec au sol un ourson en peluche démembré et l'inscription : "Touchez pas à nos enfants !". L'affiche de la CGT info-com vise à dénoncer les violences policières, notamment après l'interpellation de 151 jeunes à Mantes-la-Jolie.

La CGT doit arrêter d'être dans la haine permanente anti-flics.David Michaud, du syndicat Unsa policeà franceinfo

"Pour nous, ça a été extrêmement violent. On est tous parents et on a des enfants. Un nounours ensanglanté, ça touche vraiment la famille", s'indigne David Michaux, secrétaire national CRS du syndicat Unsa police. "C'est super difficile depuis le 17 novembre, on fait des heures et des heures, on en prend plein la tête", s'est plaint le CRS.

"Que la CGT se mette aussi à la place des fonctionnaires de police, qui ont également une vie familiale, et qui ont été touchés par cette affiche. Il faut calmer les choses", a estimé David Michaux.

Que certains policiers le vivent mal, on peut le comprendre. Mais ces mêmes policiers vivent-ils mal quand des jeunes se font tabasser, quand ils sont ensanglantés ?Romain Altmann, de la CGT Info'comà franceinfo

Côté CGT, pas question de retirer l'affiche. Romain Altmann, secrétaire général de la CGT Info'com s'explique : "On aimerait aussi entendre ces mêmes syndicats condamner ces exactions, plutôt que de toujours prendre la posture de les défendre, au nom d'un corps professionnel qui a énormément de mal à se remettre en cause. Si cette affiche y contribue, c'est une bonne chose".