Mobilisation des lycéens : "un danger potentiel", avancent des proviseurs pour justifier des fermetures préventives d'établissements

Des organisations lycéennes appellent à un "mardi noir" le 11 décembre, pour protester contre la réforme du bac et Parcoursup.

Le slycéens manifestent à Paris, le 7 décembre 2018.
Le slycéens manifestent à Paris, le 7 décembre 2018. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Parallèlement au mouvement des "gilets jaunes", dont un acte V n'est pas exclu, la mobilisation des lycéens se poursuit. La mobilisation pourrait se renforcer mardi 11 décembre. Hier, un peu plus de 10% des établissement étaient touchés.

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Certains syndicats lycéens appellent à un "mardi noir", toujours contre la réforme du bac et Parcoursup. Une mobilisation d'un nouveau genre, parfois très violente, à tel point que des chefs d'établissement ont décidé ces derniers jours de fermer complètement leur lycée face aux dangers.

Des dizaines de fermetures préventives

Loin d'être anodin, c'est symboliquement très fort et il n'y a d'ailleurs aucune consigne nationale en ce sens, bien au contraire, au ministère, on explique que ça doit rester très exceptionnel et que la priorité, c'est la continuité du service public et de l'éducation. Mais sur le terrain, certains n'ont pas d'autres choix : "C'est nous qui sommes sur le terrain, c'est à nous de voir les choses", explique Cyril Le Normand, proviseur du lycée Saint-Exupéry à Marseille et secrétaire académique du syndicat des chefs d'établissement SNPDEN, qui a dû fermer préventivement son lycée jeudi 6 et vendredi 7 décembre. 

Que notre ministre souhaite que les établissements soient ouverts, c'est son rôle, mais à partir du moment où nous, sur le terrain, on sait qu'il y a un danger potentiel, il faut prendre la décision de sécuriser les élèves.Cyril Le Normand, proviseur à Marseilleà franceinfo

"Il y a le principe global et puis il y a le principe de réalité sur le terrain. Et à partir du moment où un lycée est encerclé par des casseurs, je ne vois pas comment on peut en assurer la sécurité", ajoute-t-il. Des fermetures préventives décidées en accord avec les rectorats et les préfectures, il y en a eu quelques dizaines ces derniers jours, tout ça sans compter les suspensions de cours de quelques heures, qui peuvent être décidées pendant la journée, au dernier moment, par le seul chef d'établissement, quand les choses dégénèrent.

Mobilisation des lycéens : de possibles fermetures préventives d'établissements : le reportage d'Alexis Morel
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