Lycéens agenouillés à Mantes-la-Jolie : des images "très choquantes" mais "explicables" par le contexte, selon Nicole Belloubet

Il faut replacer ses images "choquantes" dans leur contexte, a expliqué la ministre de la Justice.

Nicole Belloubet, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, invitée de \"Questions Politiques\" dimanche 9 décembre. 
Nicole Belloubet, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, invitée de "Questions Politiques" dimanche 9 décembre.  (RADIO FRANCE)

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a qualifié dimanche dans l'émission "Questions politiques", sur franceinfo (canal 27), France Inter et Le Monde, de "très choquantes" les images de ces lycéens mis à genoux par des policiers, cette semaine à Mantes-la-Jolie (Yvelines), tout en estimant qu'elles étaient "explicables" par le contexte de violences urbaines qui avaient précédé.

"On est forcément gênés devant ces images. Oui ces images sont choquantes, elles sont explicables, parce qu'il y avait eu des violences importantes, avec des bonbonnes de gaz ouvertes sur des barricades en feu, etc. Donc elles sont explicables", a dit Nicole Belloubet.

"Tout ceci doit être décrypté avec ces lycéens"

Ces images sont-elles justifiables, ou condamnables, lui demandent alors les journalistes de l'émission "Questions Politiques". Nicole Belloubet répond: "Elles sont explicables et elles sont choquantes." La ministre de la justice demande ensuite de laisser le temps aux enquêtes en cours d'aller à leur terme. "Il y a des enquêtes qui seront conduites par le défenseur des Droits et des enquêtes internes à la police, donc laissons les enquêtes aller à leur terme", a réclamé la ministre.

La garde des Sceaux s'est aussi émue du fait que ces images avaient aussi été "exploitées", "par un certain nombre de personnes""On l'a vu samedi. On joue beaucoup sur l'émotion qu'elles ont suscitée. Il faut dire tout, dire que ces images sont choquantes, vraiment, et les replacer dans le contexte qui les ont suscitées." La ministre s'est ensuite inquiétée du "rapport compliqué" aux institutions de la République et à la police que pourraient développer les jeunes lycéens concernés après avoir vécu cette situation. "Tout ceci doit être décrypté avec ces lycéens", a dit Nicole Belloubet