Emmanuel Macron : les lycéens se sentent oubliés et poursuivent la mobilisation

Lundi 10 décembre, Emmanuel Macron n'a pas évoqué la colère des lycéens lors de son allocution télévisée. Les perturbations dans les établissements se poursuivent au lendemain de son discours. Une soixantaine de lycées sont bloqués pour ce "mardi noir" annoncé par les syndicats. 

FRANCE 3

"Soyons réalistes, demandons l'impossible", "L'éducation est un droit pas une marchandise"... Des slogans aux faux airs de Mai 68 et quelques tensions ont éclaté devant un lycée nantais (Loire-Atlantique) mardi 11 décembre au matin, bloqué par 400 lycéens. Ils ne sont pas vraiment convaincus par le discours d'Emmanuel Macron prononcé lundi soir. Un discours "qui en a révolté plus d'un, confie une lycéenne au micro de France 3. À aucun moment on a parlé de nos revendications ni de ce que l'on voulait".

170 lycées perturbés

À Marseille (Bouches-du-Rhône), les élèves ont défilé dans le calme avec toujours les mêmes revendications depuis dix jours : contre Parcoursup et contre la réforme du bac. Tout comme les lycéens de Montpellier (Hérault). Pour l'un d'eux, ce n'est pas "en supprimant des postes, en mettant de la sélection partout, en discriminant les élèves que ça va fonctionner". Selon le ministère de l'Éducation, lundi matin, 170 lycées étaient perturbés, une soixantaine bloqués.

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Des lycéens lors d\'une manifestation à Marseille le 11 décembre 2018.
Des lycéens lors d'une manifestation à Marseille le 11 décembre 2018. (GERARD JULIEN / AFP)