Des organisations opposées à Parcoursup saisissent le Défenseur des droits

Les syndicats étudiants ou de parents d'élèves réclament notamment la publication des algorithmes qui ont permis à chaque université de faire leur sélection.

Une manifestation contre la plateforme Parcoursup à Nantes (Loire-Atlantique), le 7 juin 2018.
Une manifestation contre la plateforme Parcoursup à Nantes (Loire-Atlantique), le 7 juin 2018. (ESTELLE RUIZ / AFP)

Plusieurs organisations opposées à Parcoursup ont annoncé, mardi 17 juillet, qu'elles avaient saisi le Défenseur des droits. Elles réclament notamment la publication des "algorithmes locaux" utilisés par les établissements pour classer les dossiers des candidats. Si le ministère a publié l'algorithme national qui dévoile des critères de sélection pour chaque filière universitaire, les "algorithmes locaux" n'ont pas été diffusés. Ces derniers, qualifiés d'"outils à la prise de décision" par le ministère de l'Enseignement supérieur, ont été conçus "dans une grande opacité" par chaque université, "en fonction de critères inconnus du grand public", estiment l'Unef (syndicat étudiant), la FCPE (fédération de parents d'élèves), les Ferc-CGT et Snesup-FSU (syndicats d'enseignants du supérieur), l'UNL (syndicat lycéen) et le SAF (syndicat des avocats de France).

Des dizaines de miliers de bacheliers toujours dans l'incertitude

Ces organisations s'opposent depuis des mois à la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), définissant les nouvelles modalités d'accès à l'enseignement supérieur. Cette loi introduit, selon elles, la sélection à l'université, où la seule condition d'inscription jusqu'à présent était la détention du bac pour les licences générales. Mardi matin, beaucoup de bacheliers étaient toujours dans l'incertitude sur ce qu'ils vont faire à la rentrée. Sur les quelque 812 000 candidats ayant inscrit au moins un vœu sur la plateforme Parcoursup, 68 510 étaient toujours sur liste d'attente et 18 302 n'avaient eu que des réponses négatives.