Mouvement des étudiants : "On a un gouvernement qui ne répond que par la répression", regrette la présidente de l'Unef

Lilâ Le Bas, la présidente du syndicat étudiant Unef, assure jeudi sur franceinfo que "les étudiants se réunissent par milliers lors des assemblées générales" contre la réforme de l'accès à l'université.

Lilâ Le Bas, la présidente de l\'Unef, dans le studio de franceinfo.
Lilâ Le Bas, la présidente de l'Unef, dans le studio de franceinfo. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le mouvement contre la réforme pour l'accès à l'université se poursuit. "On a un gouvernement qui ne répond que par la répression", commente jeudi 19 avril Lilâ Le Bas, présidente du syndicat étudiant Unef. Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, une quinzaine d'universités sur 70 sont touchées.

"Pas une minorité"

Le gouvernement dénonce les dérives du mouvement étudiant et parle d'une minorité de personnes qui empêchent les étudiants d'étudier. "Ce n'est pas une minorité", répond Lilâ Le Bas.

Le ministre de l'Intérieur dénonce le fait qu'il y ait des casseurs dans les universités occupées. "Ces propos sont clairement inadmissibles, réagit la présidente de l'Unef. C'est assez particulier pour un ministre de dire qu'on va mettre les étudiants bloqueurs devant le juge et qu'ils seront condamnés avant même qu'il y ait une justice. Au-delà de ça, on a un gouvernement qui ne répond que par la répression.

Le gouvernement préfère envoyer les forces de l'ordre plutôt que d'écouter les revendications et de mettre en place un cadre de discussion.Lilâ Le Bas, présidente du syndicat étudiant Unefà franceinfo

À ceux qui estiment que le mouvement ne prend pas d'ampleur, la présidente du syndicat étudiant Unef répond que "cette semaine plus d'une vingtaine d'établissements ont été touchés, les étudiants se réunissent par milliers lors des assemblées générales."

Lilâ Le Bas regrette que le gouvernement n'entende pas les étudiants. "Cela fait de longs mois qu'ils se mobilisent et le gouvernement méprise les revendications, minimise ou caricature la mobilisation. C'est inacceptable."