Cet article date de plus de deux ans.

Blocages des universités : pas de "mouvement dur", mais "cela peut monter", s'inquiète le président de la CPU

Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d'université, a déclaré, mercredi sur franceinfo, que certains amphithéâtres dans les universités sont "bloqués par des non-étudiants qui viennent de l'extérieur" et qui "radicalisent le mouvement".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une entrée d'université bloquée. (Photo d'illustration) (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Alors que les blocages d'universités contre la loi "Orientation et réussite des étudiants" (ORE) et la nouvelle plateforme Parcoursup se poursuivent, le président de la Conférence des présidents d'université (CPU), Gilles Roussel, invité sur franceinfo mercredi 4 avril, estime que le mouvement, à ce stade, n'est pas "vraiment dur", mais pourrait "monter".

Ce qui est un peu surprenant, c'est de voir certains amphis bloqués par des non-étudiants qui viennent de l'extérieur et qui radicalisent le mouvement

Gilles Roussel

à franceinfo

"Il y a vraiment deux universités, à Toulouse et à Montpellier, qui sont complètement bloquées. Sinon, on a ponctuellement des amphis ou des sites qui sont bloqués, mais la grande majorité des étudiants ont accès à leurs cours", a assuré Gilles Roussel, tout en se disant "inquiet de ce qui peut se passer", évoquant "un risque" de violences.

Le soutien des enseignants

Certains professeurs soutiennent par ailleurs la contestation des étudiants et réfléchissent même à des stratégies de boycott de Parcoursup. À Paris 1- Panthéon Sorbonne, les enseignants de géographie ont par exemple décidé de ne pas traiter les demandes des élèves de Terminale afin de ne pas "les trier""Ce que j'entends de certains professeurs, finalement, c'est le retour au système précédent, c’est-à-dire qu'on ne place personne et donc on fait un tirage au sort", a réagi Gilles Roussel. "Je ne pense pas que cela soit beaucoup plus acceptable pour les jeunes", a-t-il poursuivi. "Tout le monde ne peut pas aller à Paris 1, malheureusement. Donc, vous entendez bien que, compte tenu du nombre de demandes, il faut bien qu'il y ait une répartition", a défendu le président de la CPU.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.